Toulouse Lasbordes

Depuis mon PPL, j'ai progressé sur certains points. Je me sens plus à l'aise dans l'avion, je fais des nav jusqu'à la mer, et même parfois sur des îles (Oléron), des triangulaires, la traversée de Paris, et plein d'autres choses.
Il faut encore progresser et passer un cap : celui de la navigation en plusieurs tronçons. Le but étant de partir plus loin, en s'arrêter avitailler sur des terrains en cours de route.

C'est chose faite en ce début de semaine, où je suis allé voir un copain à Toulouse ... Je suis donc parti tout seul, lundi matin, le but de l'opération était d'arriver en début d'après-midi à Toulouse Lasbordes et de retrouver un ami à Toulouse pour passer l'après-midi ensemble, puis repartir le lendemain matin pour Orléans.

Je suis donc parti de chez moi tranquillement le lundi matin, m'étant fixé jusqu'à 15h pour arriver à Toulouse, j'avais donc largement le temps puisqu'il n'y a en théorie que 2h30 de vol au grand maximum.

Arrivé comme d'habitude à l'aérodrome de Lamotte vers 9h30, je ne me suis pas dépêché. L'avion n'avait pas le plein, mais plus de 2h d'autonomie sur 3h, il y avait donc largement assez pour faire ma première étape : Limoges.
J'ai sorti l'avion, mis en route, essais moteurs. Une fois le moteur chaud, j'ai décollé et je suis monté à 3500ft. Cette altitude me permettait, sur la totalité du parcours de Lamotte à Toulouse, de ne passer dans aucune des zones du TBA ou de la Défense, qui d'ailleurs étaient pour la plupart inactives, mais de passer au-dessus ou en-dessous.

J'avais pris soin, avant de partir, de déposer un plan de vol pour chacun des tronçons de la navigation : Lamotte - Limoges puis Limoges - Toulouse Une fois en l'air, je contacte Seine Info, je leur demande d'activer mon plan de vol et la navigation commence, direction Romorantin puis Chateauroux. En quelques minutes, Seine Info m'informe que je suis dans les zones d'Avord. Je leur indique que non, je suis au-dessus de l'une, et en-dessous de l'autre, et que de toutes façons, elles ne sont pas actives, mais il me dit avec insistance "Transpondeur 7000, quittez la fréquence et contactez Avord sur 119.7". Je m'exécute. "Avord du F-GAON Bonjour", je me présente, indique mon plan de vol et ma position, reçois un code transpondeur que je ne garde pas très longtemps, puis Avord me dit "vous êtes en-dessous de ma zone, transpondeur 7000, quittez la fréquence". Quelle coordination !!! Donc j'ai continué tout seul, pendant quelques minutes pour finalement contacter directement Poitiers sur 130.9MHz. A chaque fois que je passe dans les zones de Poitiers, ça se passe toujours très bien. Pour éviter de passer près de Chateauroux Déols, aérodrome utilisé par Air France et autres avions gros porteurs pour des exercices, et interdits à nous, les petits avions 4 places, j'ai visé le coin sud-ouest de la CTR, bien sûr en restant à 3500ft.

Tout s'est bien passé et j'ai rapidement pu changer de carte IGN pour la Sud-Ouest. Sur la carte, entre Chateauroux et Limoges, je n'ai pas trouvé beaucoup de points pour faire un point tournant. Entre ces 2 villes, c'est le désert, et ça se traduit dans les faits par une zone que l'on ne peut pas définir : ce sont des champs partout, mais en fait, c'est une forêt partout aussi. Chaque champs n'est pas un champs mais un petit prés, et chaque forêt n'est en fait qu'un bois avec quelques dizaines d'arbres. Difficile à décrire, mais aussi difficile de savoir où on se trouve car il n'y a pas de villages, ce ne sont que des maisons éparpillées, parfois groupées en une petite dizaine ... un endroit très sympa, mais que l'on peut qualifié de "paumé" ;-)

J'ai donc traversé cette zone, sans point tournant, au cap et surtout en m'inquiétant de savoir comment j'allais arriver sur Limoges, car c'est un grand aérodrome avec des avions et des passagers, c'est en fait un aéroport !!! Et avec des contrôleurs ! Comme je ne connaissais pas la zone, j'ai d'abord aperçu de petites montagnes, collines, qui culminent sur la carte à 2300ft. C'est une zone très belle, et Limoges, ainsi que l'aéroport, se trouve derrière cette zone. Comme j'étais à 3500ft, tout s'est très bien passé, j'avais prévu de passer cette zone puis de descendre après, ce que j'ai fait sans aucune difficulté.
Je suis ensuite arrivé sur l'aérodrome. Comme je ne suis pas un Boeing 737, mais un simple DR-400, le contrôleur ne m'a rien demandé de spécial, je me suis directement intégré en vent arrière pour la piste 03. Ce qui est un peu inhabituel, c'est que la piste n'est pas en bas, mais un peu plus haut que les environs, donc le tour de piste se fait à 1000ft de hauteur par rapport à la piste, ce qui fait plus en vent arrière ou en base.

L'atterrissage s'est très bien passé, et il s'est fait rapidement, avec un vent de plus de 10-15kt, le DR-400 atterri court. Comme en plus, j'ai l'habitude d'atterrir court, il a fallut que j'allonge un peu ma finale pour atterrir sur la piste, au milieu, et non pas au tout début, comme je fais souvent, notamment à Lamotte.

Je me suis parqué au parking loisir, près de la pompe, pour faire le plein dès que possible. C'est assez inhabituel aussi la manière de prendre de l'essence. Il faut une clé, comme partout, mais bien sûr, pour les visiteurs comme moi, je n'en dispose pas, donc il faut appeler la personne qui s'occupe de l'avitaillement. Au lieu d'avoir un bouton à presser, ce qui était le cas avant, il faut appeler un numéro de téléphone (le 05 55 43 30 70, mais ne l'utilisez pas, ça va déranger le pompiste pour rien ;-)), et ce numéro envoi un message à un bipeur que le pompiste garde avec lui. Quelques minutes après, j'ai vu arriver le camion, avec sa réserve de Jet-A1, d'où est sorti le pompiste qui m'a bien gentiment fait le plein de 100LL. J'ai laissé l'avion au parking, et j'ai voulu aller payer la taxe d'atterrissage. Quelle galère !!!
On m'a dit qu'il fallait sortir et aller dans le hall d'entrée. Je suis donc sorti, j'en ai profité pour manger un sandwich que j'avais pris avec moi, dans le hall, où une centaine de personnes attendait le prochain avion pour l'Angleterre.
Une fois ce rapide repas terminé, je suis allé à l'accueil, où on m'a dirigé vers la sécurité. Et la sécurité, pour un pilote, c'est pas comme pour un passager ! Fouille avec détecteur ... même si ça ne l'a pas inquiété qu'il sonne ... puis formulaire à remplir avec présentation de ma licence (c'est la première fois que quelqu'un d'habilité me la demande).
Ensuite, direction les Opérations, escorté par la Sécurité. Tout ça pour arriver demande une charmante dame qui m'indique que son ordinateur ne fonctionne pas et qu'il faudrait juste que je remplisse le formulaire ... ils m'enverront la taxe plus tard.

Après cette pose d'environ une heure, je reprends le vol. Décollage en 03, avec toujours autant de vent, ce qui me permet de faire un demi-tour à droite sans être gêné par la ville de Limoge, et je remonte à mes 3500ft, cette fois direction Toulouse ... enfin il y a plein de choses avant, plein de paysages et plein de villes à découvrir, et plein de zones à gérer, et de fréquences à changer. La branche de Limoges à Sarlat était tout comme celle de Chateauroux à Limoges, sans grand point de report, sans ville, avec un magnifique paysage de verdure, des forêts, des rivières ... c'était beau ! Le SIV de Limoges m'a dit de quitter et de contacter Rodez, puis celui de Rodez m'a demandé de contacter Toulouse, les fréquences n'étaient pas très occupées, et il n'y avait pas grand chose à faire d'autre qu'à suivre le cap et à descendre plein Sud, tout d'abord vers Sarlat, puis vers Cahors, Montauban et Toulouse.

L'aérodrome de Sarlat est très facile à voir. Il est au milieu d'une petite forêt, ou plutôt entouré d'une petite forêt, et d'un champs ... d'antennes, que l'on voit bien sur la carte, et surtout d'en haut ! Je ne me suis pas attardé à Sarlat, car c'est un moment important, il fallait retourner la carte, que je faisais tenir avec des attaches croisées. Pas question d'en faire tomber, mais surtout, quand on est tout seul, et qu'il faut tenir le manche, tout en jouant avec les cartes, le vol a beau être bien préparé, il faut quand même jouer avec ses genoux pour tenir le manche, tout en gardant un oeil dehors, et sur la carte que l'on essaie de retourner ... vivement le PA, un jour, peut-être ;-)

D'autant plus que c'est un moment important, à partir de Sarlat, car on entre dans le SIV de Toulouse. Une voix féminine d'un certain âge m'accueille à la radio, ni aimable, ni pas aimable, avec cet accent de Toulouse ... ça y est, j'approche ;-)
C'est l'heure d'écouter l'ATIS de Labordes, pour connaître les paramètres, comme tout à l'heure à Limoges, cette fois, j'ai eu l'information Charly.

Je passe d'abord Cahors, que j'ai bien aimé, surtout le Lot, qui a un très beau lit, puis on commence à revoir des zones un peu plus dense, tant au niveau urbanisme (villes, agglomérations) qu'au niveau infrastructure (routes, trains), et en arrivant sur mon point d'entrée, Nègrepelisse, la voix dans la radio m'indique que je peux continuer tant que je reste dans les zones Echo uniquement.

Au bout de quelques minutes, cette même voix me rappelle à l'ordre pour me dire que je dois faire quelque chose car si je continue, je vais me trouver dans la zone Delta sans permission. Et là, les détracteurs du GPS vont s'en donner à coeur joie. Je me suis trompé en entrant la navigation vers le prochain point, ce qui fait qu'au lieu d'aller vers le point AE, à l'est de Toulouse, je me dirige droit sur l'aérodrome Toulouse Lasbordes, ce qui me ferait passer dans plusieurs zones Delta sans autorisation.
Heureusement, je m'en aperçois car le cap que je suis ne correspond pas à celui de ma nav (que j'avais préparé sur papier, et non pas dans le GPS), donc j'ai repris tout de suite le bon cap, et quelques secondes pour corriger ce que j'avais mis dans le GPS pour qu'il m'indique le bon endroit.

Le point AE est difficile à trouver sans GPS, c'est un point sur un lac, mais je n'ai pas réellement vu de quel lac il s'agissait, il faut connaître. Donc le GPS m'a bien guidé. J'ai contacté Lasbordes contrôle avant l'arrivée et ils m'ont autorisé à faire une directe vers la vent arrière, et à les rappeler une fois intégré en vent arrière.
Seul problème : où est la piste ?!?
C'est en fait très simple, et j'ai tout compris en me posant la question, et en voyant, devant moi, la fusée Ariane ... qui est aussi indiquée sur la carte VAC que j'avais sous les yeux. J'ai donc trouvé la piste aussitôt, et me suis mis en vent arrière pour la piste 34. Le reste est standard dans un aérodrome contrôlé, j'ai été "Autorisé N°1 à l'atterrissage" et j'ai atterri sans encombre. J'ai voulu aller prendre de l'essence, mais sur le coup, j'ai oublié le code de ma Carte Total, donc je suis allé me garer devant la tour, il était 14h00, je venais de faire la plus longue nav de ma vie ... jusqu'à maintenant ... et c'était un vrai bonheur !!! J'ai même aperçu l'Airbus de Qantas, qui sera livré vendredi, en vol d'essai. La photo n'est pas bonne, mais bon, c'est clair que c'est lui ;-)

Pour information, le bus est à 500m de la tour, et on va direct au centre ville de Toulouse avec (en passant par le métro ensuite). L'après-midi s'est bien passée, la soirée aussi, je ne me suis pas couché tard pour être en forme le lendemain matin.

Voici le tracé pour l'aller :

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Le lendemain, mardi, superbe soleil, comme la veille, le but est bien de rentrer à la maison.
J'ai commencé la journée en appelant le BRIA de Toulouse pour déposer mon plan de vol. Ils ne doivent pas beaucoup aimer de faire ça par téléphone, ou alors ils ne sont pas doués, car mon plan de vol de Toulouse à Périgueux a fini par être un plan de vol vers Bergerac. C'est pas que je ne veille pas aller à Bergerac, mais c'est Périgueux qui m'intéressait, donc le contrôleur de Toulouse Lasbordes a du changer la destination avant l'activation du plan de vol.
Aussi, j'ai remarqué en prenant les NOTAM du jour, qu'un NOTAM à Lasbordes indiquait que l'aérodrome était réservé pour la journée, aux avions basés. J'y suis, je pars, mais j'arriverai, j'aurais été refusé !

J'ai retrouvé l'avion sous une petite couche de rosée, vers 11h. J'ai purgé le réservoir et les conduits, sans aucun problème, puis je suis allé prendre de l'essence (j'ai retrouvé le code entre temps).

Une fois prêt, le contrôleur me fait patienter quelques instants au point d'arrêt le temps qu'un autre avion fasse un touché, puis je m'aligne derrière, en maintenant, et là, je suis autorisé à décoller. Ca me faisait une belle jambe car je ne savais pas où aller. Donc j'y suis allé au culot et j'ai demandé au contrôleur s'il fallait que je passe par le point DN ou si je devais faire un direct vers AE, le contrôleur m'a confirmé que je devais passer par DN, et comme l'avion d'avant qui venait de toucher, faisait un de leurs tours de piste que la VAC présente brièvement, je l'ai simplement suivi. Arrivé à DN, il a viré à droite, et moi, à gauche, et je suis reparti tranquillement comme j'étais venu. Je me suis quand même retourné pour admirer les montagnes derrière moi, les Pyrénées. J'ai pris quelques photos, mais en réalité, c'est bien plus beau !
Comme je remontais vers le Nord, et que le Soleil est au Sud, j'avais une meilleure visibilité que la veille. Le premier tronçon était comme la veille. 3000ft d'altitude, et je suis passé par des endroits magnifiques, comme Sarlat notamment, avec la Dordogne. L'aérodrome de Sarlat est à côté d'un champs d'antennes que l'on voir très bien. La ville de Sarlat Domme est aussi très pittoresque d'en haut comme d'en bas. Puis au lieu de continuer plein Nord vers Limoges, j'ai pris plus à l'ouest, vers Périgueux. Là, je me suis trouvé exactement dans l'axe du soleil avec une trainée de nuages apparemment due à un avion en altitude, et au lieu de voir un arc en ciel, j'ai vu cette ombre : L'aérodrome de Périgueux est un peu comme celui de Limoges, un peu encaissé, avec quelques collines autour, et la piste est plus haute que la vallée. Le tour de piste consiste à suivre les collines pour arriver dans un petit couloir en finale. Très beau. Arrivé là, l'AFIS était fermé, pas un chat sur l'aérodrome. Je suis allé me parquer sur le parking, le temps de manger mon sandwich, et de recevoir un coup de fil de Dominique, qui voulait savoir si tout se passait bien, et je suis tranquillement reparti prendre de l'essence.
Je me suis aperçu que j'avais fait le voyage avec une guêpe, qui est morte étouffée sous mes fesses. Ceux qui me connaissent savent que je déteste les guêpes, si elle m'avais piquée, j'aurai pu paniquer, mais là, heureusement, elle est morte sans se faire connaitre, il m'a simplement fallu un peu plus de 5 minutes pour la sortir de sa place, et remonter dans l'avion ;-)

Prêt au départ, et l'AFIS a réouvert, il est 14h. Je décolle de Périgueux avec un vent plein travers. Il faut bien suivre l'axe de la piste pour passer entre les collines puis tourner à gauche direction le cap 010, et le FL055 pour commencer. Au FL055, c'est assez calme pour y rester, d'autant que j'ai une bonne visibilité et que je ne passe dans aucune zone à problème. Le restant du voyage se fera donc au FL055, jusqu'à Vierzon, où j'entamerai ma descente.

Je me dirige droit sur le VOR de Limoges LMG, ça me permet de voir tout ce que j'ai pu faire autour de Limoges, de plus haut. Au moment d'arriver sur le VOR, outre 2 avions qui se fonçaient apparemment droit l'un sur l'autre à 2500ft (rien de grave, juste le contrôleur qui essayait de les guider, tout était mieux quand ils se sont vus), j'ai entendu 2 avions qui approchaient, apparemment des Boeing 737. L'un était de Brit'Air, et l'autre de Ryanair. Le premier parlait Français. Le contrôleur lui a indiqué de faire une directe vers LOE puis une finale dans l'axe de la 21. Le DR-400 en tour de piste (la piste en service était la 03) s'est fait jeter, et Brit'Air a atterri.
En même temps, le contrôleur a indiqué à l'avion de Ryanair de passer vertical le VOR LMG, puis de faire un circuit pour aller se poser sur la piste 03 (piste en service), et à la fin, le contrôleur a même indiqué que l'avion de Ryanair était N°2 derrière le DR-400 !!!
Quel favoritisme : le BritAir, filiale d'Air France, est passé en direct, pendant que l'irlandais Ryanair a du suivre toute la procédure, c'est un peu exagéré !!!Le restant jusqu'à Chateauroux s'est bien passé. Ensuite, mon idée était de passer direct Romorantin puis Orléans St Denis, comme à l'aller, mais un NOTAM, que j'ai vu le matin, m'indiquait qu'une zone de 15Nm autour de l'aérodrome de Romorantin, du sol au FL195 était interdite jusqu'à 16h UTC, donc j'ai décidé de passer par Vierzon pour la contourner. Une fois sorti des zones de Poitiers, autour de Chateauroux, je passe sur Avord. Les contrôleurs d'Avord sont en général présents et toujours sur le qui-vive, mais ce mardi était apparemment une journée spéciale. Une fois en communication avec eux, silence radio. J'ai essayé de leur demander de descendre, mais cela a bien pris 5 minutes pour avoir quelqu'un en ligne. Au bout de quelques minutes, le contrôleur répond à un autre pilote en lui indiquant qu'un NOTAM venait de sortir pour indiquer que les contrôleurs seraient absent suite à un évènement sur la base. Sortir un NOTAM, c'est bien, mais le dire à la radio, quand le contrôleur s'en va, c'est mieux, quand même ! On n'en saura pas plus sur le type d'évènement ...

J'entame donc ma descente, tranquillement à 300ft/min, et j'arrive tranquillement sur LFOZ. J'ai même réussi à faire une longue finale, vu que personne ne se trouvait en tour de piste et que l'AFIS était actif.

C'est à LFOZ que s'est terminé cette première grande navigation, même si je suis rentré ensuite à Lamotte en avion, le retour s'est très bien passé sans aucun problème.Cette grande navigation s'étant réellement très bien passée, je l'ai faite tout seul, bien préparée et bien effectuée, j'en suis très content, c'est une première mais pas la dernière, j'espère maintenant pouvoir aller plus loin, peut-être en Angleterre, Espagne, Allemagne ou même Belgique, car d'Orléans, en 3h de vol, on sort du pays, c'est une chance !