Orléans Nottingham

Je dois partir à Nottingham pour un rendez-vous profession qui a lieu le vendredi 13 septembre à 15h. J'ai plusieurs moyens de transport pour me permettre d'y arriver, que ce soit par mes propres moyens (voiture ou avion) ou en transport en commun (avion, train).

J'ai donc décidé de voir ce que ça pourrait donner en avion. Je pars le mercredi pour me permettre d'avoir un jocker au cas où ça ne pourrait pas se faire à cause notamment de la météo.

J'ai donc préparé mon vol, mardi soir. Le tracé est prêt, les cartes VAC aussi, et j'ai appelé Le Touquet (première étape) et Cambridge (destination finale ou intermédiaire) pour vérifier que je pouvais bien me poser chez eux. Il reste simplement à faire le plan de vol pour le valider auprès du BRIA. C'est là qu'un problème s'est posé, à 23h, lors du dépôt. Sur Olivia (site fait pour déposer un plan de vol en France), le plan de vol est accepté et indiqué ensuite comme ne pouvant être traité pour des raisons techniques, et qu'il fallait alors appeler le BRIA du Bourget. J'ai appelé le BRIA du Bourget et je suis tombé sur un message indiquant que suite à des mouvements sociaux, aucune réponse ne pouvait m'être donnée. Même réponse au BRIA de Lille, et aucune réponse, sans même un message, au BRIA de Strasbourg. J'ai donc laissé tombé, et j'ai simplement noté le numéro de référence du plan de vol sur Olivia au cas où.

Mercredi matin, je ne me suis pas pressé. La fenêtre météo est incertaine, et apparemment plutôt propice en fin de journée. Je suis donc parti vers 10h, et j'ai décollé d'Aubigny vers 11h45. Je me suis dirigé tranquillement vers Etampes, puis Dourdan, mon premier point tournant ; la destination de cette branche est Le Touquet. Déjà, il faut avouer que les bancs de stratus passant au-dessus de l'aérodrome d'Aubigny m'ont un peu stressé : et si, au décollage, les stratus étaient si bas que je ne pouvais pas voler hors des nuages. Heureusement, un petit ULM est passé au-dessus du terrain à ce moment-là. J'ai pris la radio et je lui ai demandé quelle était l'altitude de la base des nuages. Sa réponse était un peu vague, mais il m'a dit "Pas plus de 2000ft". Sur le coup, je me dis que c'est suffisant pour voler, j'ai donc mis en route et j'ai décollé.

Une fois en l'air, tout s'est passé correctement. Jusqu'à Chateauneuf sur Loire, les nuages étaient vers 2000ft, donc je volais à 1700ft, mon altitude sécurité était à 1400ft. Après Chateauneuf, autrement dit au Nord de la Loire, les nuages étaient un peu plus haut, et j'ai pu passer au-dessus de la forêt d'Orléans autour de 2000ft.

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Je suis passé au-dessus d'Etampes, quelques avions faisaient route vers Etampes ou se trouvaient en tours de piste, sous une petite averse de pluie, une journée de semaine normale pour l'aviation de loisir. Ensuite, je suis arrivé vers Dourdan, et c'est là où ça a commencé à se gâter. Une seconde traversée de pluie un peu au nord de Dourdan, puis les nuages ont commencé à être un peu plus dense, et surtout à baisser en altitude. Si bien qu'en me prenant une averse, autour de Mantes la Jolie, je suis rentré dans un nuage. J'ai fait un beau demi-tour sans visibilité, très concentré sur les instruments, pour repartir plein sud. J'en ai informé Paris Info. Une fois ressorti du nuage, je suis allé un peu vers l'ouest et j'ai essayé de recommencer, mais bien que je ne suis pas rentré de nouveau dans un nuage, la base des nuages était tellement basse quelques kilomètres devant moi, que j'ai du me résigner à faire demi-tour.

Pluie autour de Paris

C'est un moment des plus difficiles en avion : prendre la décision sage d'interrompre un vol. J'aurais peut-être pu passer, ou pas, mais étant seul dans l'avion, devant jongler entre le pilotage et la navigation, en devant changer de trajectoire, vers une trajectoire que je n'avais pas préparée, des antennes ou des éoliènnes qui pouvaient à tout moment poser problème notamment si au même moment, la base des nuages venait à les recouvrir, j'ai donc décidé de faire demi-tour, direction Etampes.

Paris Info m'a confirmé qu'il n'y avait pas grand monde dans le coin, et une fois retourné à Etampes, pas de contrôle c'est en auto-info que j'ai pu faire un bel atterrissage avec 20kt de vent plein travers sur la piste en dur. J'ai fait le plein, et j'ai pris le temps de manger. Ensuite vient l'autre question, qui se posait : avec 20kt et des rafales jusqu'à 25kt, le décollage allait-il bien se passer ? D'autres avions étaient en tours de piste, donc je me suis lancé, et j'ai décollé sur la piste en herbe (plus longue et moins dangereuse en cas de fort vent de travers) que la piste en dur. Finalement, je n'ai même pas senti le vent de travers au décollage, et je suis rentré sur Aubigny sans problème.

Arrivé à Aubigny, le vent était très faible, à peine quelques noeuds, et pas vraiment de travers, bien que la piste soit dans le même sens qu'à Etampes. J'ai pu me poser sans problème, faire le plein et rentrer l'avion, avec de repartir ... en voiture.

Voyage en voiture

J'ai donc changé mes plans, et je suis parti vers Nottingham en voiture. Cela représente environ 10h de trajet, que j'allais essayer de couper au mieux. Je suis donc reparti à Orléans, où j'ai pris 10 minutes pour remettre mes affaires d'avion à l'appartement. Ensuite, je suis repartis vers Dreux. Mes parents y habitent, et c'est sur la route pour Boulogne-sur-mer, où j'ai réservé un hôtel pour la nuit.

Je suis donc arrivé vers 23h30 à l'Opal'Inn de Boulogne-sur-mer. Le réceptionniste m'a indiqué que j'avais été surclassé, et au lieu d'une chambre simple vue sur mer, j'ai eu une chambre double vue sur mer au même prix : 59€ la nuit, petit déjeuner inclus. En fait, la vue sur mer est plutôt la vue sur le parking devant la plage à deux pas du port. Pas très glamour, mais bon, c'était pour une courte nuit.

Le jeudi matin, j'ai pu travailler un peu (le wifi est gratuit et fonctionnait très bien dans la chambre), et je suis parti avant 10h pour aller vers le port de Calais, à 30 min de là, pour mon bateau à 11h05. En fait, je suis même arrivé bien en avance, et j'ai pu prendre le bateau de 10h35 à la place, au même prix, chose qui se fait très souvent dans les ferrys. Cette fois, ça faisait longtemps que je n'avais pas pris cette compagnie, j'ai pris P&O, les ferrys britanniques, qui proposaient une traversée environ 20% moins chère que MyFerryLink ou DFDS Seaways, et surtout avec des horaires très intéressants puisqu'ils proposent une traversée toutes les heures au minimum (ça reste toujours 2 à 3 fois moins cher qu'Eurotunnel, bien que ça soit plus long). Je me suis aperçu seulement une fois à l'embarquement, que je n'avais pas fait le plein en France, alors que l'essence y est beaucoup moins chère qu'en Angleterre.

Le ferry est parti à l'heure, et après environ 1h30 de traversée, on est arrivé à Douvres.

Je suis ensuite reparti vers Londres, passant Dartford Crossing, vers Cambridge. Comme j'avais prévu d'aller en  avion à Cambridge, j'ai décidé de faire pareil en voiture, et je suis donc allé à Cambridge, ce qui m'a quand même pris un peu de temps, bien que ça soit moins loins que Nottingham, pour la première nuit. Je suis donc arrivé jeudi soir à Cambridge, à l'Holiday Inn Express de Cambridge, l'hôtel le plus cher du voyage, situé en bout de piste de l'aérodrome de Cambridge.

J'ai payé la nuit £92.99, petit déjeuner inclus, mais les pris affichés dans l'hôtel étaient de £150 la nuit sans réservation. Ce sont des prix très élevés, notamment comparé au confort de la chambre et de l'hôtel en général, un 3 étoiles britanniques, ce qui correspond en fait à un Ibis en France.

J'ai pu profité de cette petite pause à Cambridge pour visite un peu cette petite ville universitaire située à un peu plus d'une heure de Londres. Il faut préciser que ce n'est pas qu'une ville universaite : c'est une ville dont l'existance est liée à l'université et aux nombreux colleges qui s'y trouvent. La population est en très grande partie composée soit d'étudiants, soit de personnes travaillant de près ou de loin avec ou pour les colleges ou universites.

Cambridge

Au centre ville, très joli et avec de vieux bâtiments tous anciens, la plupart des rues sont peuplées de colleges ou d'universités, sauf quelques rues commerçantes où on trouve tout ce qu'un étudiant peut avoir besoin, des cahiers/crayons, à la mode, en passant par les magasins de sport.

Cambridge

Tout le monde se balade en vélo, la ville est totalement interdite aux voitures. C'est une très bonne chose, mais pas forcément bien indiqué quand on y va pour la première fois.

J'ai passé la soirée à l'hôtel, et je me suis bien reposé pour partir un peu plus tôt le lendemain.

Vendredi matin : plus que quelques heures avant mon rendez-vous, et il ne s'agit pas d'arriver en retard, l'ayant déjà fait déplacé une fois. Je suis parti un peu plus tard que la veille, vers 10h30, direction Nottingham, en passant par la A1(M) et par les petites routes, histoire de se balader un peu.

Le petit déjeuner était bien, et j'ai pu partir rapidement.

Conduire en Angleterre avec une voiture ayant le volant à gauche est généralement assez simple, voire même souvent plus agréable qu'en France, si on prend l'autoroute. En effet, les gens sont très courtois, et certaines règles de courtoisie existent, qui sont totalement opposées à celles existentes en France, notamment celle-ci : lorsque vous êtes sur la voie la plus à l'extérieure (donc celle où on roule le moins vite) et que vous mettez votre clignotant pour dépasser une voiture, si une voiture vient derrière vous, elle va automatiquement se décaller sur la voie intérieure suivante. Mieux encore : s'il n'y a pas de voie intérieure suivante, dans 9 cas sur 10, la voiture qui viendra derrière s'arrêtera pour vous laisser doubler. J'ai pu faire plusieurs fois le test, en étant la voiture qui double, ou bien celle qui arrive derrière, et à chaque fois, les gens laissent passer ou ralentissent. Le clignotant a, en Angleterre, un rôle essentiel dans la conduite. Ne pas le mettre peut réellement causer des problèmes, notamment dans les rond-points ou lors de croisements de petites routes avec des routes plus importantes.

Un problème toutefois pour les voitures avec un volant à gauche, c'est pour entrer ou sortir des parkings fermés, comme celui de l'hôtel, ou encore pour payer la traversée du Dartford Crossing. Dans ce cas, il faut soit faire de la gymnastique dans la voiture, ou bien sortir avec son ticket, ce qui est parfois plus pratique.

J'ai donc réussi à arriver à Nottingham en tout début d'après-midi, vers 13h30, ce qui m'a permis de rejoindre l'hôtel, cette fois le Park Inn de Nottingham, avant d'aller, en bus, à mon rendez-vous. C'est un très bon hôtel, avec un centre de fitness et une piscine, en accès libre pour les clients de l'hôtel. Malheureusement, j'avais oublié mon maillot de bain pour cette fois, donc je n'ai pas pu en profiter.

Je suis donc allé à mon rendez-vous, et j'ai pu profiter d'un peu de temps en fin d'après-midi pour aller faire un peu de shopping à Nottingham, ainsi que d'un dîner au Burger King, incontournable, en ville.

Soirée tranquille à l'hôtel et coucher pas tard pour le retour le lendemain.

Comme c'est alors un samedi, il fallait travailler un peu le matin avant de partir, ce qui m'a fait partir un peu tard, vers 11h30, après un petit déjeuner aussi très agréable. Le trajet du retour allait être le même qu'à l'aller, c'est à dire Nottingham Cambridge où je voulais passer par un centre commercial en dehors de la ville, puis Dartford Crossing et un hôtel à Folkeston, à 30 minutes de Dovers. J'ai passé un moment au centre commercial de Cambridge, dans un supermarché énorme, sur 2 étages, comme il en existe à Nottingham, mais comme je n'en ai jamais vu en France.

Je suis arrivé vers 19h à l'hôtel Grand Burstin de Folkeston, garé dans la rue, je suis allé me présenter au check-in. Cette fois, c'est l'hôtel le moins cher que j'ai pris, £28 la nuit avec petit déjeuner pour une chambre simple, qui en fait était double. Au check-in, le réceptionniste m'a dit que la chambre était dans l'aile la plus récente de l'hôtel. En fait, l'aile la plus récente doit dater des années 60, et la chambre était un peu sinistre. Pour une nuit, c'était suffisant, mais je n'y serai pas resté plus longtemps. Le couloir était plus large que la chambre ! Sans parler de la couleur beige qui n'est pas vraiment très agréable dans une petite chambre, sans siège ! Après un plat acheté au pub et une pint de Carling, je suis allé me coucher assez tôt, et j'ai passé la soirée devant la télé (dans le lit, oui, puisqu'il n'y avait pas d'autre choix !).

Grand Burstin

Le lendemain, dimanche, j'ai pris un rapide petit déjeuner totalement Britannique (saucisse, boudin, oeuf brouillé, et haricots blancs), je suis retourné au port de Dovers. J'ai repris le ferry, et je suis rentré directement à Orléans, en passant, comme quelques jours avant, par Rouen, où j'ai pu m'arrêter un peu, puisque c'était les journées du patrimoine et qu'il y avait pas mal de passants dans les rues.

Je suis rentré chez moi vers 18h, après ces 4 jours de voyages, où j'ai fait à peu près 400km par jour en voiture, au lieu de seulement 7h d'avion.

Pour l'avion, j'ai fait le bon choix : le temps en Angleterre était excellent, beau soleil tous les jours, mais au nord de la France que ce soit à l'aller ou au retour, il ne faisait pas beau, donc cette fois, je suis sûr d'avoir fait le bon choix, et pour une fois, c'était à cause du mauvais temps en France et non pas en Angleterre ! Mais rien n'est perdu, je compte bien retourner à Nottingham en avion, et surtout à Cambridge. J'ai même d'autres destinations en tête plus à l'est de la France.