Descente de la Volga

Nous avons passés la soirée à Ekaterinbourg dans un restaurant, le Panorama, au 50ème étage d'une tour avec une vue sur la ville de nuit. Je n'aime pas trop les grattes-ciels, mais de nuit, on n'a pas vu grand chose, mais on a bien mangé.

Après quelques heures de sommeil (5h au total), debout et départ pour une longue journée de vol : une première navigation vers Samara, puis une seconde vers Volgograd.

Comme toujours, faire décoller 18 avions n'est pas une mince affaire. Après 2 semaines d'entrainement, ce sont les pilotes qui indiquent parfois au contrôle qui doit passer en premier ou le suivant. Nous sommes en 14ème position.

Voici l'avion à Ekaterinbourg :

On a pu photographier Ekaterinbourg au décollage :


Première navigation, nous décollons à 9h30 pour Samara pour un vol assez long: 4h14 de vol au total.

Le contrôle nous propose comme d'habitude de monter au FL090, mais je refuse : je veux le FL050 maximum. Accordé !


On part un peu plus au nord de la navigation d'arrivée, puis on bifurque vers le sud pour éviter le Kazakhstan.

On est dans une zone avec moins de forêt et plus de champs.


Puis arrive le début de la partie intéressante : la Volga. C'est un fleuve énorme, avec des lacs qui ressemblent à des mers.


On vol au FL040 et on continue sur Samara.

On se pose un peu avant l'avion qui est devant nous car celui-ci est monté au FL080 et pour redescendre, ça prend un peu plus de temps (ça devrait pas mais la descente est mal gérée par le contrôle ... et par le pilote de cet avion semble-t-il).

Cette escale est la pire escale du voyage jusqu'à maintenant : nous arrivons vers 15h, mais l'organisateur a du s'arrêter pour refueler en route (nous non, grâce à notre réservoir souple). Il faut l'attendre pour repartir !

D'abord on refait les pleins. Pas de pompe électrique, mais un bricolage entre un tuyaux pour siphonner un jerrycan d'essence de 20l (ou peut-être 22l ...) ou bien vider directement le jerrycan dans le réservoir ou directement le baril d'essence dans le réservoir ...


Finalement, on remplit pas le principal entièrement, et on remplit mal le réservoir souple, donc un bon litre d'essence tombe dans et à côté de l'avion. Sans dommage, les pompiers arrosent ce qu'ils peuvent (surtout pas l'avion !).

Ensuite, attente interminable dans un hall d'aéroport : on part, on reste, si on part après 17h, ça va faire trop juste pour le coucher de soleil, on dort là ce soir ... et finalement, il arrive !


Tout ça pour s'apercevoir qu'il n'y avait pas besoin de l'attendre, briefing et on décolle pile à 17h !

La suite du voyage est magnifique : on longe la Volga surprès de 600km pendant plus de 3h, et les paysages sont magnifiques ...


On arrive enfin à Volgograd, anciennement Stalingrad, où on reste 2 nuits.