Vacances 2018 – Voyage au nord-est

L’année a bien commencée avec plusieurs navigations, dont une pour aller à Friedrichshafen, au plus grand salon européen de l’aviation générale. Je n’ai pas fait de blog pour ce vol, mais il était très bien, en direct d’Orléans en 2h46 vers Mengen car je n’ai pas pu avoir mon slot pour Friedrichshafen.

Après ce moment très intéressant, je suis allé faire un tour autour de Londres, en passant par l’Ile de Wight, puis Oxford et Southend-on-Sea sur 2 jours. Une très belle nav aussi, avec le temps magnifique que nous avons pu avoir ces dernières semaines.

Enfin, probablement la meilleure navigation que j’ai jamais faite, ce grand voyage au départ d’Orléans avec Frédéric (un autre pilote) et Kyllian (un pilote de planeur), que nous avons effectuée entre le 22 et le 26 juillet, vers l’Allemagne, la Pologne, la Suède et le Danemark. L’idée n’était pas nouvelle, pour ma part, mais nous avons réussi à combiner la Pologne avec la Suède, et nous sommes parti à 3, ce qui était parfait pour se répartir les tâches, et pas trop pour avoir de la place dans l’avion. Voici la proposition d’origine :

C’était ambitieux, et nous avons fait des ajustements quelques jours avant de partir. Suite à une discussion avec Mickaël Kolubako, champion de France de Rallye Aérien 2018, et qui connait bien la Pologne, il nous a conseillé d’aller visiter Torun, la ville de Copernic, idée que j’ai adorée, car je ne connais pas du tout la Pologne, et j’avais pris des villes un peu au hasard, donc une destination intéressante, que l’on m’a conseillée est mieux.

On a aussi modifié un peu le retour car les Pays-Bas sont une zone assez compliquée, et vouloir la traverser en une seule journée aurait été un peu difficile, d’autant plus le dernier jour, donc cette partie a été retirée du voyage pour faire un voyage plus simple. On est donc resté sur la Pologne, le sud de la Suède, le Danemark et l’Allemagne.

Malheureusement, pour ce type de voyage, c’est très compliqué de choisir des dates et de s’y tenir. Heureusement, la semaine s’annonçait très belle, et il a été possible de partir dès le dimanche. On aurait peut-être préféré le samedi, mais le dimanche était mieux, et le lundi aurait permis de faire en direct Orléans Torun, ce qui faisait une distance assez longue, donc on a pu faire des étapes.

Jour 1 : Orléans – Koblenz

Le dimanche matin, rendez-vous est donné à Orléans Saint-Denis de l’Hôtel vers 9h30 pour décoller vers 10h. On l’a vu quasiment tous les jours, les horaires sont difficiles à respecter, et après tout, ce sont des vacances, donc l’horaire n’est pas la priorité (sauf pour la Suède, voir plus bas).

Nous avons décidé de répartir les tronçons entre Frédéric et moi, et c’est Frédéric qui a commencé la première partie de ces vacances, avec une nav d’Orléans vers Verdun.

Pour que tout se passe bien et qu’on ait tous la même info, on a décidé d’utiliser SkyDemon, comme application. Frédéric a donc téléchargé cette appli sur sa tablette et l’a utilisée avec mes codes pour avoir accès à mes nav.

Je n’ai pas vraiment confiance en d’autres pilotes que je ne connais pas, et parfois, il vaut mieux. Avec Frédéric, il vole parfois avec le F-GAON, et je viens parfois avec lui dans des avions de l’aéroclub d’Orléans-Loiret, donc on a l’habitude de voler ensemble, et même s’il n’a qu’un peu plus de 200HdV, je commence à avoir confiance en lui.

Le vol s’est très bien passé et nous sommes arrivé à Verdun pour faire le plein et continuer ensuite vers Koblenz. Peu après notre arrivée à Verdun, un autre avion, un DR-400, le F-BTKR, un avion privé comme le mien, a atterri. Nous sommes allés dire bonjour ; c’est toujours sympa de rencontrer d’autres pilotes qui ont la même passion. La discussion a été très sympa, et même si nous ne reverrons pas cet équipage de si tôt, c’est très agréable de rencontrer d’autres pilotes, surtout sur des terrains déserts.

De nôtre côté, nous sommes repartis vers 13h pour aller manger à Koblenz, l’objectif de la journée. Voici quelques photos au décollage, la ville :

Et l’ossuaire de Douaumont :

Le vol en quittant la France est toujours des plus plaisants pour ma part. J’ai donc piloté. Nous sommes allés vers le Luxembourg :

Avec son aéroport :

Une fois le Luxembourg traversé, et à part regarder la ville et l’aéroport, c’est passé très vite, on est arrivé côté Allemand, où on s’est mis à suivre la Moselle. Un pont y est en construction, que j’ai déjà photographié il y a quelques années (1 ou 2 ans, je pense), il n’est toujours pas fini :

J’aime beaucoup la Moselle et ses méandres, mais vous remarquerez que la visibilité est moins bien par ici !

Il y a aussi quelques châteaux, dont le Château d’Eltz :

Ensuite, on est arrivé sur ce terrain dont certains disent que c’est un porte-avion : Koblenz. Les altitudes sont tellement variées autour du terrain qu’il est assez difficile de se fier à des estimations pour faire l’approche, seules les indications de l’altimètre sont fiables.

C’est donc notre première étape qui se termine. Une étape assez simple puisque ce n’est pas la première fois que je viens à Koblenz. J’avais réservé l’hôtel, en centre-ville, et je savais ce qu’il y avait à faire dans cette ville, où la Moselle se jette dans le Rhin.

Sur cette photo, vous pouvez voir le F-GAON couvert en reflet dans la tour. En bas à gauche, on voit une tête, il s’agit de Daniel Schwinn, photographe qui prend des photos de tous les avions qui passent sur les terrains où il se trouve. Vous pouvez voir la très belle photo qu’il a prise de notre F-GAON ce jour-là, ici.

Par contre, nous avons attendu le taxi plus de 45 minutes. Il est enfin arrivé, et nous avons pu profiter d’une petite balade en ville, avec un temps très agréable.

Kyllian et moi devant Schleswig-Holstein, un des lander Allemand où je vais le plus souvent, entre Hambourg et la frontière Danoise :

On est monté dans ce monument qui a pour nom “Le Coin Allemand”, où Mère Moselle rencontre Papa Rhin (et qu’un avion a survolé à basse altitude au moment de notre visite) :

Voici l’embouchure, avec à gauche la Moselle, et à droite le Rhin :

Sur une colline  côté Rhin, en face de l’embouchure, se trouve Festung Ehrenbreitstein avec un téléphérique qui permet d’y monter en survolant le Rhin :

Jour 2 : Koblenz – Torun

Et là commence l’aventure …

La nuit fut un peu difficile car chaude principalement. Lever vers 7h30 pour décoller vers 9h car la journée est longue, l’objectif est d’aller à Torun, en Pologne, au milieu de la Pologne.

Petit déjeuner Allemand … puis un taxi (plus simple que la veille, car nous sommes devant la gare et il y a des taxis tout le temps). Arrivés au terrain vers 9h, il est désert, mais la tour est ouverte. Débâchage puis décollage, l’avion démarre au quart de tour et c’est parti pour une première branche vers Magdeburg City, à 1h45 de là, en contournant la plupart des zones pour rester en Classe G.

C’est Frédéric qui fait la branche du matin. On décolle à 9h30. La navigation en elle-même n’est pas très compliquée, mais il faut vérifier certains points pour aller plus loin ensuite.

En 2015, j’avais demandé sur le forum EuroGA dont je fais parti, s’il fallait un plan de vol pour aller en République Tchèque et en Pologne à partir de l’Allemagne. On m’avait clairement répondu non, mais comme les choses peuvent changer, j’ai demandé au SIV à la radio s’il en fallait un et la réponse a été “oui”.

Pendant que Frédéric s’occupait du pilotage, je me suis occupé du plan de vol. Je l’ai fait avec SkyDemon, de Madgeburg City vers Torun, et en quelques minutes, c’était envoyé … mais c’était loin d’être terminé ! Quelques dizaines de minutes après, je regarde mon téléphone et je vois des appels en absence et un message, d’Allemagne. Je l’écoute, c’était le BRIA Allemand qui m’appelait pour vérifier le point de passage et ma route vers la Pologne. Je l’ai rappelé, grâce à mon casque en Bluetooth, mais c’est assez difficile d’entendre le téléphone avec les bruits de fond. J’ai du débrancher le casque de l’avion.

Après un long échange (et à 220km/h, la connexion est loin d’être stable même en 4G), j’ai compris que pour aller en Pologne, il fallait donner un point précis de passage, que je n’avais pas vu sur la carte, mais qui existe bien quand on cherche. On devait donc passé par XIGRI puis par un VOR côté Polonais : DRE. Enfin, le plan de vol était donc bien fait et confirmé. Normalement, il faut faire le plan de vol 2h avant le passage de la frontière, c’était bon.

Arrivés à Magdeburg City, on atterrit, on fait le plein et on mange rapidement pour continuer assez vite. Torun ferme, selon les infos que j’avais, à 16h.

On fait le plein et on mange. Mais c’est un vrai travail d’équipe, et chacun met la main à la pâte, et Kyllian en profite pour nettoyer la verrière qui se tâche de tous ces insectes suicidaires à chaque vol ! Comme si l’avion n’était pas assez visible pour qu’ils l’évitent !!! Merci Kyllian !

On reprend le vol, et c’est moi qui pilote, avec Kyllian à ma droite. Et on n’était pas trop de 2.

On est passé au sud de Berlin, avec une belle vue sur la ville, mais toute cette zone est couverte de forêts et de lacs, avec la contrainte de passer précisément à moins de 2500ft partout.

Il fallait donc bien tenir l’avion pour rester sous les classes C de Berlin. C’est assez fatigant tout ça, surtout quand le vol dure plusieurs heures (2h20 au total), alors on s’est relayé, Kyllian et moi, pour bien le tenir à 2400ft (+- 100ft max), et on s’en est bien sorti.

Une fois cette épreuve passée, est arrivée la frontière Polonaise, matérialisée par une rivière, l’Oder (ou en Allemand) et ses rives dentelées :

L’arrivée en Pologne a été difficile : forcément, les Polonais parlent Polonais à la radio, et leur accent est bien différent des Allemands quand ils parlent Anglais. J’ai du demander plusieurs fois à répéter car je n’avais pas compris ce qu’ils disaient, mais globalement, ils n’ont pas posés de problème. Je ne suis même pas sûr qu’ils se soient bien aperçus qu’on était là. Au SIV, une fois le message passé, confirmation, aucune demande ou indication particulière avant d’arriver à Torun.

On est passé sur le VOR DRE, mais il a été impossible de le suivre, il semblait ne pas fonctionner (comme de plus en plus de VORs) !

Avant d’aller à Torun, j’ai pris toutes les informations nécessaires sur internet et sur SkyDemon, mais impossible de les appeler au numéro indiqué sur le site de l’aéroclub ou sur SkyDemon, pas de réponse. Le projet était donc d’aller à Torun, de contacter à la radio, et s’il y a personne (pas le droit de se poser dans ce cas), on va à Bydgoszcz à la place.

Pour ceux qui entendent parler des forêts polonaises, en voici une photo assez typique. Ce ne sont pas des forêts sauvages, loin de ça, ce sont à chaque fois de petits carrés, dans des grands carrés ou rectangles, à perte de vue :

Il y a parfois de belles demeures :

Voici la première vue que nous avons de Torun, avec ses 3 ponts :

Ensuite, nous sommes passés au-dessus de ce monument. C’est une Eglise Catholique, où se trouve un sanctuaire dédié à la Vierge Marie et principalement à St Jean-Paul II (lien en Polonais mais en Anglais en bas de page) :

Puis juste derrière le sanctuaire, l’aérodrome :

On est donc arrivé à Torun, verticale au-dessus du terrain, et déjà 2 minutes avant, chaque minute, un message radio sur la bonne fréquence : “Torun from F-GAON, Good Afternoon”. Après 5 messages, toujours pas de réponse. J’affiche la fréquence de Bydgoszcz, prêt à changer, et là, un bruit ! Je refais le message, et j’ai une réponse assez sommaire, mais cela devenait alors possible de se poser. On a refait une verticale, puis une vent arrière.

Voici quelques images de ce que nous avons pu voir pendant le tour de piste :

La base et la finale, en plein milieu de la ville, et on a réussi à se poser sur une piste faite de plaques de bétons. Nous avons été accueilli par le drapeau Polonais :

… et par 2 PZL M18 Dromader, un avion polonais qui sert à plein de choses avec une charge utile de plus de 2t :

Une fois sur le terrain, on a garé l’avion là où on pensait que ça allait, et on l’a bâché, après tout, on ne restait qu’une seule nuit.

On a bien vu quelques personnes passer, mais personne n’est venu nous dire bonjour. Quand on a essayé de dire bonjour, pas de réponse. Il y a un restaurant, on est allé par là, fermé. Mais, heureusement, quelqu’un passait qui parlait Anglais et j’ai pu discuter alors avec lui. Il m’a conduit là où il fallait. En fait, au premier étage du bâtiment, se trouvaient 5 bureaux. Dans chaque bureau, porte fermée, se trouvaient une ou deux personnes, avec un rôle bien particulier. Nous avons donc fait 3 bureaux pour avoir toutes les infos, et à chaque fois, c’est mon traducteur qui a bien voulu m’expliquer. Apparemment, on n’était pas les bienvenus ! On a du déplacer l’avion de 3 mètres (donc débâcher, enlever les freins, pousser de 3m puis rebâcher) car apparemment cela devait être mieux pour eux. On s’est mis d’accord que je viendrai payer la taxe demain, dans le bon bureau, pour 129 PLN (30€).

Une fois cette partie là, rien n’est joué ! Je n’avais pas réservé d’hôtel, puisque nous n’étions pas sûr d’où nous allions atterrir. Mais là, c’était plutôt facile avec Booking, et j’ai trouvé un grand appartement avec vue sur une belle place, pour moins de 70€ la nuit pour nous 3. Réservé ! En plus, la propriétaire parlait anglais et nous a tout indiqué par téléphone (même où trouver les clés) car elle n’était pas là.

Dernière partie un peu délicate pour la soirée : le taxi. Je ne parle pas Polonais, mais je connais quelques mots de Tchèque, enfin la base, bonjour et merci. En fait, ce sont exactement les mêmes mots en Polonais. Mais pour commander un taxi, c’est quand même un peu léger. J’ai pris la liste des numéros de taxis de Torun que j’ai trouvé sur internet, et je les ai appelé un par un. Certains ne répondent pas, d’autres répondent. Je demande “Do you speak English ?”, certains répondent “No”. Donc après plusieurs tentative, un m’a répondu oui et j’ai pu commander un taxi vers le centre ville, qui nous a coûté 5€.

La soirée était très bien. On est arrivé tôt, un peu comme la veille à Koblenz, donc on a eu le temps de se balader dans la ville.

On a vu un théâtre en forme de commode :

Voici la place que nous avions devant notre chambre, vue de l’autre côté :

J’aime bien prendre en photo les trams (voir mes articles plus anciens), et Frédéric a la même idée quand on en voit un à Torun :

Torun est la ville natale de Copernic, célèbre Astronome, mais aussi Chanoine, médecin et mathématicien. Un musée lui est consacré, et une grande statue le fait trôner sur une des places de la ville.

La ville est entourée de remparts, et le temps magnifique nous a permis de faire une belle balade autour de ces remparts en soirée.

 

Jour 3 : Torun – Hamlstad

Nous sommes mardi matin, encore un beau soleil et rien ne semble le faire partir : quelques nuages bas au nord du Danemark le matin, mais ils auront disparu avant midi. Nous sommes donc pressés de partir voler pour continuer vers Hamlstad, mais il faut d’abord le nécessaire : un petit déjeuner. On est alors parti à la recherche d’un petit déjeuner, et on a pu trouver facilement un endroit, mais à 9h, les bars et restaurants, même ceux qui sont spécialisés dans les petits déjeuners ou les plats sucrés (et il y en a …) viennent juste d’ouvrir. Notre petit déjeuner mettra plus de 30 minutes à nous être servis : 2 croissants et un thé/chocolat chacun.

Finalement, c’est à 10h que nous retrouvons la propriétaire pour lui payer la nuit en monnaie locale : 298 PLN avec taxes de séjour.

Juste le temps d’acheter quelques fruits, et de trouver un taxi (il y en a toujours sur la place), et on est reparti pour le terrain, à 20 minutes de là environ (à peine 4€ la course).

J’ai facilement retrouvé le bureau pour payer la taxe.

Sur la piste, des planeurs se préparent à décoller. On part, je fais la première nav assez courte : le tour de la ville de Torun pour des photos ensuite direction Bygdoszcz pour avitailler, un petit vol de 30 minutes.

Sur cette photo, on voit les remparts en bas au milieu, et en haut à droite, une place avec une église au milieu, c’est là où nous avons dormi :

Sur cette photo, on voit un grand bâtiment carré avec une tour, et au pied du bâtiment devant un grand arbre se trouve Copernic, et c’est juste en face que nous avons mangé hier soir :

Juste avant de quitter Torun, en repassant devant l’aérodrome que l’on voit bien avec les 2 PZL M18 jaunes sur cette photo, on voit aussi le grand stade de Torun, appelé MotoArena, un stade de 15 500 place où se font principalement des courses de voitures :

On a aussi pu voir sur les bords de la ville, un splendide hôtel, le Copernicus Torun, avec piscine, cadran solaire géant, spa, tout ce qu’il faut pour de bonnes vacances, pour 100€ la nuit environ :

Après quelques dizaines de minutes, on arrive au sud de la ville de Bygdoszcz, et on retrouve un peu les mêmes paysages qu’à Torun :

On avitaille entre 2 vols (Ryanair principalement) et on repart avec Frédéric aux commandes, direction Bagicz Kolobrzeg (imprononçable !). Problème : je n’ai pas fait de plan de vol car on reste en Pologne. Or, en Pologne, comme en Belgique, il faut un plan de vol pour transiter dans des zones. Comme Bydgoszcz est dans une zone de classe D, il faut donc un plan de vol pour décoller. Cela prend 30 minutes, le temps que je le fasse et qu’il parvienne à la tour de Bydgoszcz. Bizarrement, on ne nous l’a pas demandé  pour entrer dans la zone D de Bygdoszcz !

Ensuite, on décolle, et tout se passe très bien. Le vol est sympa, et on commence ensuite à voir la mer. Seul bémol : le suivi radio. Au dernier moment, avant de pénétrer dans la zone de EPKZ Koszalin, impossible de savoir si la zone est active donc le contrôleur dit de la contourner (parce qu’on lui a demandé !), mais c’était trop tard. Demi-tour express pour l’éviter, mais pénétration de quelques centaines de mètres dedans. Rien de grave.

Pour le reste, c’est cool, et j’en profite pour manger un peu, des bananes que Frédéric et Kyllian avaient acheté le matin même à Torun.

L’arrivée sur Bagicz Kolobrzeg est très sympa, vue sur la plage, et même s’il était à peine midi, la foule était déjà dans l’eau !

Après un tour de piste splendide, on arrive sur une piste un peu bizarre : des voitures sont garées sur la partie non utilisée de la piste avant la zone balisée, et c’est encore une piste en dalles de bêton, comme à Torun :

Un homme dans ce qui pourrait ressembler à une caravane s’occupe du terrain. Je ne parle pas le Polonais, il ne parle pas l’Anglais. Je lui paie les 50 PLN de la taxe d’aterrissage (qu’il m’a écrit sur un papier) et j’utilise Google Translate pour lui demander un Coca. Cela utilisera les derniers Zlotis qui se trouvent dans ma poche.

On reste une grosse demi-heure puis c’est parti pour la suite.

De la Pologne, je garde un souvenir mitigé. Cet homme, à Bagicz Kolobrzeg, était sympa, mais impossible de communiquer. Les personnes à l’aérodrome de Torun étaient moins sympas pour certains en apparence, toujours impossible de communiquer, et l’homme que nous avons rencontré à Torun et qui parlait anglais était sympa et nous a bien dépanné, malheureusement il a disparu sans laisser d’infos, au bout d’un couloir. La propriétaire de l’appartement nous a aussi bien dépannée et elle parlait anglais, seulement on ne l’a vu que le lendemain matin. Peut-être qu’une meilleure organisation de notre part aurait permis de rencontrer plus de locaux qui parlent anglais. A voir, peut-être à refaire en prenant un peu plus d’infos la prochaine fois.

La suite, c’est l’Allemagne, pour faire le plein, à EDBH Barth, puis traversée vers le Danemark puis la Suède.

La navigation entre Bagicz Kolobrzeg et Barth est un peu compliquée côté Polonais car il y a une zone à éviter à l’est de la frontière, alors qu’à l’ouest, tout est clair sans aucune limite. Une fois la frontière passée, c’est donc une directe vers Barth que l’on fait.

Cette fois, c’est moi qui pilote, et les autres en profitent pour se rincer l’oeil sur la plage :

Ensuite, on repasse dans des endroits avec de beaux paysages. L’intérêt de voler bas et que l’on peut voir les nageurs, mais aussi les paysages de toutes sortes, notamment quand il y a de petits cours d’eau qui traversent des vallées ou des champs :

On peut aussi profiter des petites villes avec leurs ports, c’est assez joli :

L’accueil à Barth est très sympa : on monte dans la tour pour payer la taxe. Je redescend faire le plein pendant que Kyllian fait briller les vitres pour la suite du voyage. Un vrai travail d’équipe !

J’apprends aussi à Barth, tout comme Madgeburg City, qu’il existe une application pour payer les taxes d’atterrissage en Allemagne, qui s’appelle aerops. La mise en place prend un peu de temps, et ce n’est pas pour l’ensemble des terrains, donc je m’en suis occupé après le voyage, mais ça permet, sur quelques terrains, d’avoir déjà une estimation du prix de la taxe suivant l’avion.

Ensuite, c’est la deuxième partie du voyage qui commence avec les vols autour de la mer Baltique, Ostsee en Allemand.

C’est moi qui garde le manche pour la suite, et on commence une première traversée maritime entre Barth et Falster, une île au sud est du Danemark, au sud de Copenhague. Une dizaine de minutes pour la traversée, c’est la plus longue de la journée, et ça me convient tout à fait.

J’aime beaucoup voler au-dessus de la mer. Ce qui me gêne le plus, ce n’est pas le fait de ne pas pouvoir atterrir en cas de panne, mais surtout le fait de ne pas toujours voir ce qu’il y a en face, ne pas avoir un horizon clair. Les traversées de ces vacances sont toutes, à chaque fois, petites et font moins de 15 minutes, donc on a pu, dans la plupart des cas, garder des repères au sol, soit avec un horizon dégagé, comme c’est le cas maintenant, ou en gardant des repères au sol, comme pour celles de demain.

Voici une vue de notre première traversée :

Cette vue n’est pas ce que nous avons en face, mais sur le côté. A l’horizon, si on allait par là, on arriverait directement à Kiel, l’étape de demain. Mais c’est pour montrer ce que je n’aime pas : l’absence d’horizon bien clair. C’est à partir de là que nous sommes en train de réfléchir avec Frédéric, pour faire du VSV (Vol Sans Visibilité), un entrainement qui nous permettrait d’aller plus loin, avec le bon matériel, peut-être même jusqu’en Corse ou en Irlande !

Voici à quoi ressemblent les îles que nous survolons au Danemark :

Avec des ports car la plupart des villes se trouve au bord de la mer sur ces îles :

Un aperçu plus large de ces multitudes d’îles, et elles sont pour la plupart reliées par des ponts ou des digues :

On passe donc de Falster à Bogo puis à Seeland, l’île principale où se trouve Copenhague.

Ensuite, on traverse au sud vers Malmö. On vole assez bas dans cette zone à cause de la CTR  de Copenhage, donc on peut bien voir les bateaux :

Nous sommes maintenant en Suède, c’est ce morceau de terre qui indique l’arrivée après moins de 10 minutes de vol :

On passe ensuite au-dessus d’un des ponts les plus emblématiques de la zone : Öresundsbron

Ce pont fait 8km et arrive sur une île artificielle (voir 2ème photo), et côté Danemark, c’est un tunnel de 4km qui relie cette île à Copenhague. Il y a 2×2 voies pour les voitures et 2 voies de chemin de fer. Le pont a été construit par une société Suisse, achevé en 2000 (compter environ 25€ le passage) :

On trouve aussi, au milieu de la mer, des champs d’éoliennes :

Une fois côté Suédois, on longe la côté jusqu’à Hamlstad. C’est assez simple, en restant à 1500ft pour éviter les zones de Copenhague.

Kyllian a trouvé une application intéressante : avec FlightRadar24, une application qui permet de voir les avions de lignes, on voit notre avion, F-GAON, et on voit aussi les avions de ligne qui passent au-dessus de nous pour aller atterrir à Copenhague.

En plus des beaux paysages avec les plages, les forts et autres petits ports, c’est une des branches les plus belles du voyage !

On voit ici le Turning Torso, une tour où chaque étage est décallé de 1.6° par rapport aux autres :

Puis la Citadelle Landskrona Slott :

et Graens :

Ce sont des endroits magnifiques vus du ciel !

Pour atterrir à Halmstad, c’est un peu compliqué. En ce mardi, et ce sont les mêmes horaires le lendemain, l’aéroport est ouvert, en heure locale, de 7h20 à 12h15 puis de 14h45 à 15h55 et de 18h à 18h35. L’idée est donc d’atterrir entre 18h et 18h35. J’ai quand même appelé, de Barth, vers 15h45, pour être sûr qu’ils nous attendent, notamment si on a 10 minutes de retard.

Pour être sûr que nous sommes bien en Suède, nous avons cherché, et nous avons trouvé Ikéa ! OK, ce n’est pas une preuve, il y en a en France et partout ailleurs, mais on a eu un peu de mal à en trouver un en Suède en fait !

On a vu des OVNI dans les champs ! Apparemment, c’est un VOR, c’était bien indiqué sur le GPS (?), et contrairement au Polonais, celui-ci fonctionne.

 

Hé bien nous sommes arrivé dans les temps, à 18h25, une dizaine de minutes avant la fermeture. Juste le temps de refueler puis de garer l’avion pas loin de la pompe et un employé de l’aéroport vient nous voir pour nous prévenir que l’aéroport va fermer et qu’il faut sortir.

Très gentil, il nous explique ensuite pourquoi l’aéroport est fermé pour nous en dehors des horaires d’ouverture : la piste étant bombée, elle est considérée dangereuse et donc seuls les pilotes de l’aéroclub local ont droit, après avoir signé une décharge de responsabilité, de s’y poser à tout moment.

Toujours très gentil, il nous propose de nous déposer en ville si on attend 10 minutes qu’il rentre chez lui se changer.

Il nous a donc emmené en ville, devant notre hôtel, qui, cette nuit, est une auberge de jeunesse, dans laquelle nous avons loué une chambre entière pour nous 3.

Nous sommes allés manger en ville, à pied. La ville est sympa, mais rien n’a vraiment marqué nos yeux, et nos appareils photos, sauf cette place avec l’église, assez sobres.

Jour 4 : Halmstad – Danemark – Kiel

Le retour sur l’aéroport de Halmstad s’est fait en bus, avec un petit (gros) problème de compréhension. J’avais bien vu qu’il y avait des billets familles, 2 adultes et un enfant, et j’ai aussi vu sur le site de la compagnie de bus locale que les enfants l’étaient jusqu’à 20 ans. Kyllian devait donc être l’un  d’eux. Je suis monté dans le bus, j’ai dit “Family Ticket”, j’ai donc payé, en carte, le prix du ticket, et quand il a vu que nous montions tous les 3, il a commencé à dire des choses que je n’ai pas comprises. Les 4€ du premier billet se sont ajoutés à 2€ de plus, mais dans une grande confusion pour nous, et nous avons pu continuer notre trajet. Je n’ai pas utilisé Google Translate, mais j’aurai peut-être dû. C’est simple à utiliser pour traduire des choses qu’on veut dire, mais pour traduire les propos de quelqu’un d’autre, qui était un peu énervé, c’est pas l’idéal !

Une fois arrivé à l’aéroport, on a pris de quoi manger dans un magasin self-service dans l’aérogare et on est retourné à l’avion, en retrouvant la personne qui nous avait emmené la veille.

Prêt pour longer la côte jusqu’à Göteborg puis traverser vers le Danemark, direction Randers, un petit terrain apparemment sympa pour l’aviation générale, mais ce jour-là, après avoir passé un coup de fil, l’aérodrome était self-service.

On a décollé à partir du point le plus haut de la piste, plein sud, puis virage à droite et c’est parti pour un beau vol au-dessus de l’eau pendant 30 minutes.

Voici quelques unes des îles que nous avons survolées, comme la veille, à 1500ft. C’est magnifique, la mer est belle, le ciel est bleu !

Arrivée près de Göteborg, j’obtiens une clairance pour aller à 4000ft (4500ft refusé) dans la zone C de Göteborg pour traverser vers le Danemark en passant par Læsø, une île Danoise.

Voici, au début, ce que nous voyons. Il faut bien regarder la photo, c’est gris, mais au milieu, il y a une tâche un peu plus foncée, c’est l’île de Læsø. Voilà ce que trouve moins agréable comme visibilité.

Arrivée vers la côte Danoise, l’idée était d’aller plein sud vers Randers, mais on a décidé de changer la destination pour Aalborg à la place. C’était juste à côté, plus au nord, donc, et surtout avec des gens sur l’aéroport, et une longue piste avec une CTR, et certainement de quoi manger. On a donc fait une longue finale et on s’est posé.

On a été très bien accueilli, automate à carte bancaire pour l’essence et un véhicule FollowMe qui nous amène jusqu’au terminal.

De quoi manger (des sandwichs, mais au moins, il y avait qqchose) dans l’aérogare, tout ce qu’il faut pour se sentir à l’aise.

En attendant de repartir, Frédéric s’est essayé aux photos 360, non sans mal, mais avec l’aide de Kyllian, c’est venu assez rapidement :

Moins de 2h après, on est reparti, avec un décollage au-dessus de l’eau car la mer s’engouffre jusque là, direction plein sud. Pour cela, il faut mettre les gilets de sauvetage. Voilà à quoi je ressemble avec ça. Il faut savoir qu’en général, on est juste debout pour le mettre, le reste du temps, pendant le vol, on est assis. Heureusement que le ridicule ne tue pas !

Plus de côte, on est au milieu du Danemark, avec une visibilité moyenne et le soleil en face, et surtout quelques cumulus qui commencent à se former autour de nous, et sur les cartes, des TCU autour de Kiel.

C’est alors la course contre la montre pour savoir qui de nous ou des TCU/CB atteindrait Kiel en premier. Nous avions réussi à partir tôt d’Aalbord, 14h30, et seulement 1h30 de vol, donc c’est jouable car les TCU devaient atteindre Kiel après 16h.

Mais la visibilité reste mauvaise sur le Danemark, alors difficile de prendre de belles photos, malgré un paysage très marqué par l’eau : rivières, mer(s), lacs, fjords, …

En passant a frontière près de Flensburg et en survolant son Fjord, on commence à voir très clairement les systèmes de la zone, et on voit quelques gouttes d’eau apparaitre.

Voici ce que ça donne, côté droit :

Mais voilà ce que nous avons côté gauche :

Mais en longeant la côte, tout se passe bien et on atterrit dans une longue finale sur la piste de Kiel, que je connais déjà bien pour y être venu plusieurs fois.

Après avoir fait le plein, on a bien arnaché l’avion avec des longes pour être sûr qu’en cas de coup de vent, il ne bougerait pas. Des TCU/CB sont passés environ 2h après, mais cela n’a donné que quelques gouttes, même pas de quoi nettoyer l’avion !

A Kiel, j’avais réservé un AirBnb, qui s’est avéré très bien puisqu’on avait 4 lits simples dans 2 chambres, et on a passé la soirée avec des amis allemands que je connais.

Jour 5 : Retour à Orléans

Toutes les bonnes choses ont une fin et c’est le cas, au 5ème jour de notre voyage : il faut rentrer.

Décollage vers 10h après un petit déjeuner rapide dans la gare de Kiel, et un petit tour chez le marchant de journaux pour acheter le magazine allemand Flieger qui donne souvent de bonnes idées de voyages, en Allemagne et ailleurs …

Au menu, 5h de vol qui ne seront pas de tout repos !

On commence par une navigation simple. Après le décollage, direction plein Sud vers Lübeck.

On commence par quelques photos aériennes de Kiel, car l’embourchure, le port, sont très beaux. On commence par des écluses pour entrer sur le canal Baltique/Mer du Nord. Ce canal relie Kiel à l’embourchure de l’Elve de l’autre côté à l’est, à l’extrémité du Schleswig-Holtstein :

Et voici une photo du port, avec 2 paquebots faisant les liaisons avec le Danemark et la Suède, et à gauche, la gare :

On passe au-dessus du lac de Plön et de son château de style Danois :

Puis on survole la ville de Lübeck, une très belle ville entourée d’eau, et l’aéroport.

Ensuite, une bonne heure tout droit direction Münster, ville jumelée avec Orléans, avec des paysages qui changent un peu, plats mais avec quelques rivières, c’est très beau par endroit.

L’arrivée à Münster ne pose pas de problème On est même accueilli par un FollowMe :

On a du attendre un peu, environ 30 minutes, pour avoir de l’AVGAS, car c’est un camion est qui venu nous l’amener. La pompe est tombée en panne au bout de 31L, ça nous suffisait pour continuer.

Nous sommes allés manger dans l’aérogare, le plat du jour d’un self dans lequel il n’y avait pas beaucoup de clients ce jour-là :

Puis, comme notre avion était annoncé au départ, pour 14h, nous sommes parti vers 14h comme prévu :

La partie suivante est plus difficile. J’ai prévenu : soleil, chaleur, turbulences, des orages à contourner, des zones à respecter, la prochaine branche est sûrement l’une des plus compliquées avec celle qui nous a emmenée de Magdeburg City à Torun. Pour cette branche, c’est Frédéric qui pilote, et moi qui m’occupe de la radio et de la navigation.

On décolle et on sent la chaleur : l’avion n’est pas à ses performances optimales. Parfois, on est plein gaz et on le send à peine monter, mais la plupart de la navigation se fera autour de 3500ft, et ça n’est pas simple de les tenir !

En passant rapidement en Hollande, il faut garder les 3500ft, s’assurer de ne pas rentrer dans des zones interdites, bien faire la radio (en 8.33kHz) et suivre la bonne trajectoire autour des TCU. On les voit bien, ils ne sont pas très grand, c’est donc assez simple de les contourner, mais parfois on pense les contourner correctement, et cela nous emmène dans des zones différentes, donc il faut bien penser à vérifier ce point en même temps.

Cette branche nous fait traverser la Belgique, avec des zones militaires très actives. On voit 3 avions de chasse passer à très basse altitude devant nous, mais la radio nous les indique donc pas de danger. On quitte la Belgique et enfin la France.

En France, les choses sont différentes, parfois surprenantes : notre destination est Charlevilles-Mézières, un aérodrome désert, pas sûr d’avoir de l’essence. Avant de quitter la fréquence, Paris Info nous propose de clôturer le plan de vol en l’air, ce qui est totalement interdit, mais on ne va pas refuser. Après, vertical du terrain, je cherche un autre endroit pour avoir de l’essence et on ne se pose finalement pas, direction Reims, à 30 minutes de vol.

Entre Charlevilles-Mézières et Reims, ce sont des champs de blé à perte de vue (après Reims aussi d’ailleurs), c’est donc une branche moins belle. On arrive sur Reims, et là, c’est un peu plus compliqué. La température extérieure est de 37°. La verticale est bien assurée, mais le terrain est situé en bordure d’un village à éviter. On fait une approche, trop haut, trop vite, Frédéric remet les gaz et on recommence. Tout se passe bien, on se pose, on refait le plein, un peu de repos.

Ce qui s’est passé ensuite m’a énervé ! Nous sommes à Reims, dans un aéroport Edeis. La FFA et Edeis ont signé un accord afin de proposer aux pilotes d’avions de moins de 2t, licenciés FFA, une remise de 50% des taxes d’atterrissage dans leurs aéroports. A Auxerre, Troyes et Bourges, j’ai atterri cette année, et j’ai eu cette remise sans problème. Là, la personne qui fait la facturation refuse de me donner cette remise, prétextant que l’avion doit être propriétaire d’un aéroclub, sinon les pilotes de Citations pourraient la demander aussi (un Citation de moins de 2t, ça existe ?!?).

Enfin, on a payé, et depuis, j’ai contacté l’aéroport pour avoir une explication sérieuse et j’ai demandé un atterrissage gratuit : pas de réponse !

Je suis reparti aux commandes de l’avion et nous sommes rentrés quasiment en direct vers Orléans. Dès la centrale de Nogent sur Seine, je suis chez moi. Montargis est à 2 pas, on voit des paysages connus, ça fait bizarre après toutes ces heures de vol, ces miles parcourus, de rentrer chez soit !

On est arrivé à Orléans vers 18h30 le jeudi 26. Avion rentré, bagages déchargés, tout est en ordre pour un prochain vol …

Faits et chiffres

Nous avons parcouru 4100km en 5 jours, soit environ 800km par jour.

Cela a représenté 19h16 de vol, dont 5h45 faites par Frédéric.

Nous avons consommé 650l d’AVGAS à un prix variant de 1.99€/l à 2.60€/l suivant les zones géographiques.

Coût total du voyage environ 2000€ pour 3 !

Nous avons utilisé SkyDemon pour la nav, Weather&Radar, Aero Metar et Windy pour la météo, Booking et AirBnB pour l’hébergement et bien sûr Google Maps pour les balades après l’atterrissage.

Voici la trace finale :

A titre de comparaison, voici quelques prix :

  • un trajet Paris – Bydgoszcz coûte entre 80€ et 100€ et prend entre 6h et 12h avec les escales
  • un trajet Bydgoszcz – Halmstad revient entre 250€ et 400€ avec 3 ou 4 escales donc plus d’une journée
  • un trajet Halmstad – Aalborg revient entre 300€ et 400€ avec 2 escales et dure une dizaine d’heures
  • Kiel n’est pas desservi par un aéroport commercial, il faut passer par Hambourg, et Aalborg – Hambourg coûte 30€ en train (7h de voyage) et 150€ en avion (2h30 en passant par Copenhague)
  • Puis Hambourg Paris prend 1h et coûte 100€ maximum par personne.

C’est donc assez comparable au prix que cela nous a coûté par personne, sans toutefois inclure les repas et l’hôtel. En même temps, qui irait payer 400€ pour faire Bydgoszcz – Halmstad avec 3 ou 4 escales ! Il faudrait quasiment autant de temps en avion de ligne, mais là, c’était quand même plus fun !!!

 

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