On flirte avec Paris : Lognes

J’ai fait quelques nav ces derniers temps, avec d’autres pilotes, et certaines ont plus d’intérêts que d’autres. Cette dernière navigation faite le 7 octobre est très intéressante. Nous sommes allé à Lognes, près de Paris, à l’est de Paris, un aérodrome assez fréquenté, se trouvant dans une zone très proche de Paris, une enclave à l’est, d’où part le cheminement vers Le Bourget pour ceux qui ont une clairance, ce qui n’est, bien sûr, pas notre cas.

Lognes est un terrain assez simple : une piste en dur de 700m et une en herbe de 1100m, ainsi qu’un parking assez proche des pistes. Il faut noter le point d’entrée Echo, et surtout voir qu’il y a 3 fréquences à connaître, l’une pour l’ATIS, à écouter avant l’arrivée sur le terrain, une pour la tour et une pour le sol. La multitude des fréquences donne un indice sur la fréquentation de l’aérodrome. C’est un aérodrome géré par ADP.

Nous sommes donc parti à 2, avec Frédéric, après avoir bien lu tous les 2, la carte VAC. Un point important est l’altitude, qui diffère selon l’endroit où l’on est et où l’on va (1200ft le tour de piste). En fait, l’altitude est indiquée par le contrôle (car la tour est contrôlée).

On est donc parti tranquillement, avec une chose importante en tête : si l’un de nous deux pense qu’il faut se dérouter, alors on se déroute, quitte à revenir plus tard. Les choses sont claires.

A l’approche du terrain, on a donc fait ce qu’il fallait : écoute de l’ATIS, puis contact radio et cheminement demandé par le contrôle jusqu’au point Echo à 1200ft. Je pilote, j’ai compris et collationné, on approche alors du point Echo en venant du sud, alors qu’un autre avion fait de même en venant de l’est. J’ai demandé au contrôle si nous devions passer devant ou derrière l’autre avion. En fait, je pense que le contrôle n’a pas compris ma demande et moi, je n’avais pas compris que les 2 pistes servaient en même temps. J’ai répété ma question, et le contrôle a ensuite indiqué que je pouvais viser la piste en herbe, et l’autre avion allait alors viser la piste en dur. La suite était assez simple, une fois la piste en herbe en vue, ce qui a pris un peu de temps, ne connaissant pas le terrain.

Une fois sur la piste, le dégagement était assez simple, et j’ai pu voir l’autre avion atterrir à quelques dizaines de mètres. Le taxiway suit la piste et j’ai traversé la piste en dur en allant en fait après la piste “sous  les axes” comme la clairance a dit. J’ai ensuite simplement pris le taxiway devant les pompes à l’envers pour l’un et dans le bon sens pour l’autre, et je me suis garé, juste après, devant la tour.

Nous sommes allé manger au Courtepaille, à 10 minutes à pied du terrain, pour débriefer.

Pensant que le plus dur était passé, nous sommes reparti avec un objectif, longer la Marne puis rentrer sur Orléans en repassant derrière le point Echo. On a d’abord observé les autres avions, et le trafic était plus dense l’après-midi que le matin. Clairance de mise en route obtenu, un élève partait en solo à côté de nous. On a observé son cheminement jusqu’au point d’arrêt et on l’a suivi sur ordre du Sol.

Devant nous, 3 avions. Après quelques minutes, nous étions devant, et cela a duré un bon moment, avec 5 puis 6 avions derrière nous, à attendre l’autorisation de pénétrer la piste pour décoller. Les avions arrivaient, pas forcément trop proches les uns des autres, et faisaient des touchés ou des complets. La tour nous a alors donné l’autorisation de nous aligner, puis de décoller avec un avion qui faisait pareil sur la piste en herbe. La clairance précisait bien de décoller en gardant un œil sur l’avion à notre gauche. J’ai donc décollé, en faisant attention à bien respecter les 1500ft, puis j’ai tourné à droite, et à un moment, je me suis retrouvé avec l’autre avion devant moi, assez loin, et qui tournait à droite. Je l’avais perdu de vu un moment, pour vérifier mon altitude et ma trajectoire, et il m’a un peu surpris. Pas de problème particulier, sauf que la Marne est simplement juste derrière le tour de piste : il faut donc agir vite car 30 secondes après, on se serait retrouvé à Chelles, voire  dans la classe Alpha de Paris.

On a finalement suivi la Marne, avec le GPS pour être sûr d’être au bon endroit et on a tourné juste avant d’arriver au-dessus d’Eurodisney, vers le sud direction le point Echo. Malheureusement, on n’a ni vu en vrai, ni lu sur la carte, qu’Eurodisney se trouvait là, donc pas de photo !

De retour vers le point Echo, la tour nous indique un dernier trafic et nous libère … et nous sommes retourner dans une navigation aussi simple qu’à l’habitude.

Frédéric m’a dit qu’il trouvait que tout s’était bien passé, mais qu’il n’aurait pas pris le manche pour faire cette approche ou le départ. A certains moments, je pense qu’il était un peu perdu, car c’est vrai qu’il faut agir vite. Mais en venant régulièrement sur ce type de terrain, comme Toulouse – Lasbordes par exemple, ou Vannes cet été, ça permet de se faire à ce type de trafic dense et au fait qu’il faut aussi bien ouvrir l’œil. Ça n’empêche pas de faire des erreurs, mais ça permet d’être moins stressé et de pouvoir agir ou réagir correctement au moindre problème.

Prochain objectif de ce type : revenir pour voir Eurodisney … et essayer Toussus !