Compensation carbone

Tout le monde dit que l’avion, ça pollue. J’aimerai bien remettre les choses à leur place, car ça ne pollue pas forcément autant qu’on le dit.

Pour ce qui est de l’avion de ligne, chaque passager utilise de l’ordre de 3.5l à 4l d’essence (diesel) pour 100km. Ce qui équivaut à une petite citadine dans laquelle le passager est tout seul, bien sûr. Si vous faites un trajet en Europe, cela peut être parfois plus économique que d’y aller en voiture car l’avion fera route plutôt direct (pas toujours), mais bien évidemment, si vous faites route vers un autre continent, alors l’avion sera plus rapide et plus économique. Toutefois, la différence est aussi à mettre non seulement face à la pollution mais aussi à l’économie. Si vous faites un trajet en voiture vers la Pologne, vous allez vous arrêter manger en Allemagne, par exemple, vous ferez le plain en route et peut-être dormirez sur place, la voiture peut alors être plus chère mais prendra plus de temps, et fera fonctionner l’économie locale.

Pour ce qui est de mon petit avion, il consomme de l’essence et non du diesel, mais de l’essence avec du plomb, ce qui n’est pas forcément une bonne chose. Malheureusement, il n’existe pas beaucoup d’alternatives pour le moment, à ce type de moteur. Les nouveaux moteurs d’autres marques sont généralement de puissance moindre, ce qui justifie aussi une consommation moindre mais l’avion sera plus lent et pourra alors transporter moins de personnes. Pour ce qui est de la consommation, on est de l’ordre de 35l/h, soit environ 16.5l aux 100km. Souvent, nous sommes 3 personnes dedans, ce qui fait 5.5l aux 100km par personne, un peu plus qu’un avion de ligne. Pour comparer avec une voiture, les 16.5l aux 100km de l’avion sont en ligne droite, la voiture doit, elle, suivre les routes. Aussi, si vous poussez n’importe quelle voiture à 215km/h, celle-ci consommera sûrement à peu près pareil que l’avion.

Chaque litre d’essence aviation (AVGAS) rejette 2480g de CO2 par litre, auquel on peut rajouter 488g qui ont servis à créer ce litre d’essence, soit un total de 2968g de CO2 par litre. A raison de 35l/h, cela fait un rejet de 103.88kg de CO2 par heure de vol, donc pour 100h de vol par an, cela fait 10 388 kg de CO2.

Si on compare avec une voiture diesel, 2600g de CO2 par litre, je fais 25 000 km par an à moins de 4l/100km, soit 2 600kg de CO2 rejetés, nettement moins que l’avion.

L’ensemble fait donc environ 13 tonnes de CO2 rejeté par an pour ces 2 activités.

Pour compenser cela, une solution est de planter des arbres. Un arbres fixe en moyenne 10kg de CO2 par an, tous les ans pendant son jeune âge. Il faut donc planter de nouveaux arbres pour que le rejet soit absorbé. EcoTree propose un genre de livret Arbre : le principe est de planter des arbres, dont on devient alors propriétaire. La valeur de l’arbre augmente avec sa taille et son âge. EcoTree s’occupe de gérer la forêt, en gagant de l’argent sur les petites coupes, et à l’issue des 30 années de l’arbre, celui-ci est coupé et vendu, ce qui permet alors de récupérer 100% du prix de vente du bois. C’est donc un investissement à long terme, qui permet de stocker du CO2 tout en gardant un oeil sur l’arbre en question car on sait où il est planté.

Si on fait donc le calcul sur 30 ans, je vais donc générer 390 tonnes de CO2. A raison de 10kg par an et par arbre, il faudrait planter 1300 arbres. Si j’étale cela sur les 30 années, cela représente 44 arbres par an, soit 3.6 par mois environ. Un arbre coût 19€, ce qui fait un coût de 70€ par mois. Pour le moment, je vais tester cela en plantant un arbre par mois, puis si ça se passe bien (si je peux garder la trace des arbres, et si la société EcoTree fonctionne bien) alors j’achèterai les 3 ou 4 arbres qu’il faut par mois afin de compenser mon emprunte carbone. Je trouve cela très intéressant, à défaut de pouvoir choisir un autre moyen de voler pour le moment.