Grand weekend à Kiel

L’année dernière, je suis allé passer 10 jours à Plön, en avion, que j’avais mis pour l’occasion à Lübeck. Aussi, à l’arrivée des beaux jours, pourquoi ne pas tenter d’y retourner, ou pas loin, pour un weekend.

Préparation du vol

L’idée de ce weekend est donc de partir pendant les 3 jours du weekend (6 au 8 mai). En prenant quelques contacts avant d’y aller, j’ai pu réserver une heure d’instruction avec un instructeur allemand sur place afin de faire renouveler ma qualification SEP Terrestre, qui se termine cette année (en octobre, ça me laisse quand même du temps).

La préparation du weekend a commencé plusieurs jours avant, et même plusieurs semaines car les dates et la destination étaient fixées déjà depuis plus d’un mois, avec mon ami Allemand, Torben, qui habite près de Kiel. L’idée de départ était donc de partir d’Orléans le samedi matin pour arriver à Kiel le samedi soir, puis le dimanche sur place en faisant une heure d’instruction et une balade avec Torben, puis le retour le lundi férié, départ de Kiel le matin et arrivée à Orléans le soir. Mais ça, c’était l’idée !

Depuis un peu plus d’une semaine, j’ai vérifié la météo. Cela m’a permis, en discutant autour de moi, de découvrir de nouveaux sites internet, notamment WeatherOnline, et quelques jours avant, grâce à Mickael, instructeur à l’aéroclub d’Orléans, Windy. Ces 2 sites font des prévisions sur la hauteur de la base des nuages qui semblent assez fiables.

2 jours avant, il a fallut changer le planning : le départ aurait lieu vendredi après-midi, car la météo n’était pas très bonne en France le samedi matin, mais pas assez bonne le vendredi pour faire tout le trajet ce jour-là. Cette fois, je fais le voyage tout seul, donc plus souple au niveau des horaires, mais cela reste quand même un voyage assez long, plus de 5h de vol, et avec beaucoup de préparation, notamment au niveau de la douane.

J’ai d’abord demandé à avoir la douane à l’aéroport d’Orléans, pour le vendredi 14h, mais vu la réponse que j’ai obtenue, j’ai préféré faire la douane comme d’habitude à Vatry.

Le vol aller Orléans – Vatry – Bitburg – Höxter – Kiel

La météo s’améliorant au fil des heures, pas besoin de partir trop tôt. Le plan de vol était fait à Vatry, pour l’Allemagne, vers 16h, ce qui laissait largement le temps d’y aller (moins d’une heure de vol).

J’ai donc décollé vers 15h de Saint Denis de l’Hôtel. Cette première branche est très simple, Orléans vers Vatry, normalement faite en 45 minutes, sur des zones connues sans aucune difficulté. J’ai branché la musique et c’est parti …

A l’approche de Vatry, j’ai fait comme d’habitude : un appel à la radio pour savoir si la douane voulait me voir ou pas, si non, je peux continuer mon vol. Malheureusement pour cette fois, mais je savais bien que c’était possible, les douaniers ont demandé à me voir. J’ai donc du atterrir. Grâce à la très grande piste de Vatry (4km), j’était en vent arrière à 3000ft, et j’ai pu faire un atterrissage “rapide” au milieu de la piste, puisque j’étais tout seul sans personne autour. Ca n’avait rien de très conventionnel, mais l’aéroport est contrôlé, donc aucun problème. J’ai arrêté le moteur, je suis sorti, j’ai vu les douaniers, qui se sont excusés de m’avoir demandé d’atterrir (?!?) et je suis reparti, sans payer, car je devais refaire le même trajet au retour lundi, je paierai bien les 2 taxes (2×7€) en même temps.

Le trajet suivant commence à être intéressant : direction Bitburg, en Allemagne. Une autre heure de vol, quelques zones militaires non actives en partie à traverser, et le nord du Luxembourg à traverser avant d’arriver directement à Bitburg, ville très connue pour sa bière, en Allemagne, et aérodrome où je suis déjà allé une fois il y a 2 ans.

Décollage vers 16h20, et une heure de vol tranquille, autour de 3000ft, et j’arrive en approche sur le terrain de Bitburg. Confiant, j’ai fait mon premier message en Allemand … mais la tour m’a répondu en Allemand pour me prévenir des planeurs, sans que je comprenne. Un autre pilote a traduit (alors que normalement la tour de Bitburg parle Anglais, mais bon).

Plus surprenant, à l’atterrissage, je vois des planeurs sur le début de la piste et même sur le côté, au milieu de la piste, et plusieurs voitures et personnes se trouvent au début de la piste, avant l’indicateur du numéro de piste. Je demande si c’est normal, on me répond d’atterrir après. Tout se passe bien, je vais faire le plein, en discutant un peu en Allemand avec le responsable qui me sert de l’AVGAS. Je gare l’avion sur le parking devant le restaurant.

Cet aérodrome m’étonnera toujours, mais je me suis aperçu que c’est comme ça un peu partout en Allemagne : sur ce terrain, il y a des planeurs, des hélicoptères et des avions, jusque là, ça va, mais on peut aussi faire de la voiture de course, sur circuit (la piste sert de circuit) et aussi du camion (test de freinage en cours le lendemain en repartant). Effectivement, c’est bien indiqué sur le site, que c’est une base de loisir (on peut aussi faire du parachutisme et d’autres sports).

J’ai décidé de faire une pause pour la nuit à Bitburg pour 2 raisons :

  • j’ai acheté un carnet de bons de réduction avec 3 atterrissages gratuits sur 80 aérodromes en Allemagne, et Bitburg s’y trouve
  • il y a un hôtel à 10 minutes à pied de l’aérodrome, et la ville est à 30 minutes à pied, donc facile d’accès pour manger et dormir

J’ai donc passé la nuit sur place avant de repartir le lendemain.

Le lendemain, c’est un peu comme la veille. Pas la peine de se presser, le temps n’est pas beau à l’arrivée, donc pour l’instant, on ne bouge pas. Aussi, j’avais prévu de passer à l’est de Hannovre et Hambourg, mais compte-tenu de la météo, il fallait changer la navigation totalement. Passer par l’ouest était préférable. J’avais noté un petit aérodrome, Höxter, pour faire une pause, je suis donc parti pour cet aérodrome, et j’aviserai alors après pour la suite.

Le voyage Bitburg Höxter a été très difficile. Cette partie de l’Allemagne, au sud de Hannovre, est faite de collines et de forêts. C’est donc très valonné, tout ce qu’il faut pour créer de bonnes turbulences, et c’était violent. Je me suis pris plusieurs fois la verrière, j’avais beau resserrer ma ceinture, si je me redressais un peu trop, et qu’une turbulence se produisait, alors ça tapait. C’est arrivé peut-être une dizaine de fois, et c’est désagréable. D’autant plus que pour maintenir un cap et une altitude, avec des turbulences tout le temps, ça n’est pas simple non plus. Autrement dit, c’était un vol assez stressant ! En ajoutant bien sûr suivre le bon cap, régler la radio et le transpondeur, certains moments étaient donc assez difficiles.

A l’arrivée sur Höxter, le terrain n’était pas facilement visible. J’étais prêt à faire une semi-directe en base main droite, mais il y a des éoliennes, et sans voir le terrain, j’ai du me résigner à faire une verticale pour ensuite faire un petit tour de piste.

Höxter est un petit terrain, j’ai été très bien accueilli, quelqu’un est venu à la pompe pour me servir, et en plus, il m’a dit “pas la peine de payer maintenant, je vous envoie la facture à la fin du mois”. Que demander de plus !!!

J’ai fait une pause de 2h au restaurant qui se trouve au bas de la tour. Il n’y a pas beaucoup de plats sur la carte, le choix était entre Currywurst avec frites, Currywurst sans frites, frites sans Currywurst ou frites avec Currywurst ! Tout un programme. J’ai donc pris une Currywurst avec frite et un Coca, et j’ai surtout bien préparé ma nav suivante, afin d’éviter tout problème.

J’ai décollé vers 14h50 avec 1h30 de vol jusqu’à Kiel. Cette piste est très impressionnante au décollage en piste 13. Au bout de la piste, quelques petits arbustes, qui cachent ce qu’il y a derrière jusqu’au dernier moment : un grand trou d’une bonne centaine de mètres car la piste est en haut d’une colline et derrière se trouve une grande vallée. C’est un peu déroutant, surtout quand on ne s’y attend pas, mais c’est un peu pareil aussi à Bitburg. En tous cas, c’est à voir.

 

La suite du trajet s’est bien passée. Les turbulences ont diminué car le terrain est ensuite de plus en plus plat, et en milieu d’apès-midi, à cette période, il n’y a pas trop de soleil pour chauffer le sol donc pas de problème. Je suis arrivé au-dessus de Neumünster, et j’ai prévenu Torben que j’arrivais bientôt. 10 minutes après, j’étais à Kiel.

Un peu d’entretien, un peu d’administration, et l’avion a passé la nuit sur place, pendant que j’ai pu passer la nuit dans la ville de Kiel.

Vol de renouvellement de licence

Le dimanche, rendez-vous à 12h à l’aéroport de Kiel pour une leçon de pilotage avec Rainer, le chef pilote de l’aéroclub de Kiel, qui a plus de 10 000 heures de vol depuis 50 ans. Le vol devait être fait en Allemand, mais finalement, on a parlé Anglais quasiment tout le temps.

On a surtout discuté des zones, de la manière de voler, des différences de règlementation entre la France et l’Allemagne.

On a fait un petit tour vers Plön, où j’étais allé l’année dernière, et on est monté vers Flensburg, où j’ai fait une approche et une remise de gaz afin d’éviter de me poser. Une chose à faire la prochaine fois, avec Rainer ou une autre personne, qui, de préférence parle Allemand, car on ne parle pas Anglais sur ce terrain.

Au bout de 1h30 de vol, retour à Kiel, on a bien discuté aussi, on a sympathisé, et j’espère que je pourrai retourner voir Rainer à Kiel une prochaine fois.

Depuis ma visite à l’AERO de Friedrichshafen, je suis membre de l’AOPA Germany. C’est une association de pilotes et propriétaires d’avion, qui existe dans le monde entier. En France, la FFA est la fédération de référence, reconnue par le ministère de la jeunesse et des sports, mais l’AOPA, dont je suis membre aussi en France, et reconnue. Comme je suis membre de l’AOPA Germany, cette leçon de pilotage était donc gratuite (au lieu de 50€) ce qui rend les choses plus abordables, et plus sympa.

J’ai donc invité Rainer à venir à Orléans pour faire un petit vol si l’occasion se présente …

La suite du dimanche, c’est un autre vol balade vers Lübeck avec Torben. Malheureusement le timing était un peu serré, sinon je crois que je serai allé atterrir à Lübeck ou ailleurs, mais on ne fait pas toujours ce que l’on veut. Ca sera pour la prochaine fois, une occasion de revenir !

Une deuxième nuit sur place avant le retour prévu pour lundi.

Le vol retour Kiel – Münster – Vatry – Orléans (ou pas)

La météo de lundi ne se présente pas très bien : beaucoup de vent (dans le bon sens) et des nuages bas (qui suivent le vent). Je vais passer la journée à courrir derrière, malheureusement sans jamais pouvoir les dépasser !

Le but de la journée est de rejoindre la frontière, en espérant pouvoir la franchir, mais sans certitude. Mon premier objectif est d’aller à Münster. C’est un aéroport, avec de quoi manger sur place, de l’essence, et même la possibilité de dormir sur place si je ne peux pas aller plus loin.

Décollage vers midi, avec une appréhension : les turbulences, avec un bon soleil et beaucoup de vent de travers, 16kt et rafales jusqu’à 31kt !
Après avoir discuté avec un pilote qui venait d’atterrir, il me dit d’abord attention au vent de travers, je lui dit ok, je suis pas un débutant, c’est surtout la suite qui m’intéresse. Il me dit alors qu’une fois décollé, pas de problème.

Je suis donc parti juste un peu avant midi. Le décollage a été difficile. Maintenir l’axe au sol, avec les rafales, n’était pas simple, et une fois en l’air, les 100ft qui ont suivi étaient une vraie machine à laver ! Une fois dépassé la fin de la piste, à un peu plus de 100ft, l’avion s’est envolé encore plus vite, et j’ai vu toute la baie. C’était très beau, comme la veille, et plus calme.

Pour la suite du vol, j’ai eu un peu de turbulences, mais pas trop, rien de bien compliqué. A droite, vers le nord, il faisait beau.

A gauche, vers le sud, cette bande de nuage que je voulais ne pas trop rejoindre tout de suite.

Tout s’est bien passé jusqu’à moins de 10 minutes avant Münster. Ma navigation était claire : 2000ft, voire 1500ft, altitude sécurité 1200ft (descendre en-dessous, de plus sans visibilité, c’est du suicide !).

Arrivé près de Münster, les nuages m’ont obligés à descendre en-dessous de 2000ft. A 1500ft, j’ai décidé de faire demi-tour, mais j’ai du descendre à 1300ft voire 1200ft pendant un court instant pour tourner en bordure d’un nuage. Je n’ai pas perdu la vue du sol, mais on peut pas dire que j’étais en VMC.

J’avais appelé Münster, et ils m’ont indiqués 1000ft de plafond sur le terrain, pas d’approche VFR, uniquement VFR spécial. Je n’ai jamais fait ce type de procédure, c’était donc hors de question de m’y mettre, à l’arrache, aujourd’hui, sans en avoir au moins discuté avec un instructeur avant. C’est noté pour une prochaine fois.

J’ai donc fait demi-tour, et rappelé Bremen Info en leur expliquant la situation : impossible d’aller plus loin, pouvez-vous m’aider en me proposant un terrain pas trop loin pour me poser en attendant mieux. J’ai été agréablement surpris de la réponse : “sur votre gauche, il y a un terrain, je peux l’ouvrir pour vous !”

Je lui ai dit ok, et il a contacté le terrain militaire de Rheine-Bentlage (ETHE). C’est un terrain court mais en dur, avec seulement 513m de piste balisée, donc impossible de dépasser sans se prendre une lanterne (je ne le savais pas vu d’en haut). J’ai tourné pendant un peu plus de 5 minutes, je l’ai rappelé pour lui demander s’il avait des infos sur quand je pourrai atterrir, et il m’a répondu que ça prendrait juste quelques minutes, et que si je n’étais pas en sécurité, je pouvais atterrir dès maintenant. Je l’ai rassuré, tout allait bien pour moi, et il m’a rappelé et m’a dit de faire l’approche avec lui à la radio. J’ai donc atterri sur le terrain de 513m (il faut bien respecter les vitesses d’approche), et le camion de pompier m’attendrait sur le taxiway !

Tout s’est donc bien passé, j’ai été très bien accueilli par les militaires. Ils m’ont simplement demandé mon passeport et m’ont permis d’attendre un peu sur place pendant une heure pour trouver un autre terrain et une bonne fenêtre météo.

Pour le départ, j’appréhendais un peu : je sais que mon DR-400 avec une seule personne à bord et un seul des réservoirs plein est bien capable de décoller sur 300m, même sur une piste en herbe, mais ça fait longtemps que je n’ai pas eu besoin de tester. Départ plein gaz, freins serrés, l’avion est parti, a bien décollé sur à peine 300m, et j’ai pu remonter vers 2000ft facilement.

Ma prochaine destination choisie était Moenchengladbach (EDLN), un petit aéroport près de Düsseldorf. Le trajet s’est bien passé et une fois passé les zones autour de Düsseldorf, j’ai contacté le terrain pour l’approche. Il m’a demandé de me reporter sur un point d’entrée VFR, ce que j’ai fait, car il est sur ma tablette. Seul inconvénient à vérifier la prochaine fois, c’est l’altitude. Apparemment celle-ci est standard sur l’approche de ce point, mais je ne l’ai pas vue indiquée sur la carte. A voir, mais l’approche sur le terrain était donc assez simple, guidé apparemment sans radar, par la tour, et une fois le terrain en vue, l’atterrissage a été assez simple.

Seul regrêt sur ce terrain : le prix de l’essence, plus de 2.75€/litre ! Incroyable. Je savais quel était le prix, mais je devais faire un premier plein à Münster, que je n’ai pas pu faire, donc j’ai du payer l’essence ici pour mes 2h30 de vol précédentes. Un peu cher, mais bon, la frontière n’est pas loin …

Après avoir mangé rapidement Schnitzel mit pommes et un Coca, je suis repartie pour le vol le plus original du voyage. Comme la nuit commençait à arriver (décollage à 19h), j’ai du me résigner à choisir un aérodrome si possible en France, proche de la frontière, où la météo était bonne. Seul choix fiable pour ce soir : Lille.

Décollage assez simple avant la traversée, sur plan de vol, de 2 pays avant d’atterrir sur le troisième. Première surprise, les Pays-Bas, où plutôt assez simplement Maastricht. Je suis déjà passé par là l’année dernière, au retour de Lübeck, mais la fréquence de la tour de Beek, qui gère la zone, a changé, et sa nouvelle fréquence est 119.470, et comme on peut le voir, c’est une fréquence en 8.33kHz. Ce type de radio n’est obligatoire en France qu’à partir de 2018, mais apparemment aux Pays-Bas, elles sont déjà utilisées sur des fréquences Tour en VFR. J’ai du, pour la première fois, mettre une fréquence en 8.33kHz sur ma radio, et le transit s’est bien passé.

Une fois sorti de Maastricht, je suis passé avec BelgoControl. C’est une fréquence qui couvre toute la Belgique au radar, donc c’était très bien … mais ça n’a pas duré. Je suis ensuite passé avec Beauvechain.

Beauvechain est une zone militaire apparemment normale, et j’ai demandé l’autorisation de passer, que j’ai obtenu rapidement, et je pense que je devais être tout seul dans la zone. J’ai demandé gentiment au contrôleur si je pouvais rester à ce cap et à cette altitude, et il m’a donné une clairance sans problème.
Le problème est venu après, car il ne m’a pas dit qu’il fallait que je change de contrôleur voir de cap, en sortant de sa zone, si bien que je me suis retrouver sans m’en apercevoir, dans les zones de Brussels, de départ et d’arrivée de l’aéroport international.

En fait, j’ai commencé à voir les avions de ligne atterrir puis décoller, et je me suis demandé si c’était normal d’être si proche. J’ai dit ça au contrôleur qui manifestement n’en avait rien à faire, il m’a juste dit que je sortais de sa zone. J’ai du rappeler BelgoControl, qui m’a dit d’appeler Brussels, qui m’a transmis à la fréquence de Brussels Départ, qui m’a demandé immédiatement de prendre un cap plein sud pour sortir de cette zone. En fait, elle savait déjà qui j’étais car j’ai dit bonjour en disant F-ON, et elle m’a dit “c’est bien F-GAON” !

Je lui ai expliqué la situation et me suis excusé, et elle m’a dit que ça n’était pas de ma faute, que c’était au contrôleur de Beauvechain de les prévenir, et qu’il ne l’avait pas fait. Manifestement, dans cette situation, c’est lui qui aurait du perdre sa licence pour avoir envoyé un petit avion VFR dans une zone de départ des avions de ligne. J’appelle ça un meurtre avec préméditation !!!

Bon, finalement rien de grave, j’ai repris une route qui convenait à tout le monde, et j’ai continué vers Lille.

Je suis passé sur Lille à la radio, et j’ai du faire un petit écart pour laisser un A320 passer pour atterrir sur la piste 26. J’ai ensuite fait une approche sur la 01 car le vent était assez fort (16kt) du 330, ce qui m’a permis d’arriver rapidement sur la bonne piste et près du parking Aviation Générale.

La douane n’a pas demandé à me voir, j’ai pu donc rejoindre l’hôtel, à 20 minutes à pied de l’aéroport et passer une nuit tranquille. L’addition a quand même été salée, car l’atterrissage à Lille, taxe, handling et taxi du parking avion à l’aérogare, est facturé plus de 60€ au total. A ne refaire qu’en cas de nécessité, ce qui était le cas ce jour-là.

Pas besoin de plein, j’ai pu repartir le lendemain dès que le temps s’est dégagé sur Orléans, en fin de matinée, pour être à St Denis de l’Hôtel vers 13h. J’ai rangé l’avion et j’ai pu aller travailler l’après-midi.
La navigation du retour a pris 5h23 de temps de vol, légèrement plus qu’à l’aller, mais avec les 2h22 de vol à Kiel, ça fait un weekend de 13h de vol !

C’était un weekend superbe ! Initialement prévu du samedi matin au lundi soir, c’est un weekend un peu plus long du vendredi après-midi au mardi midi, donc ça reste assez fiable, et la météo sur place était vraiment très bonne, on a pu en profiter pour faire de beaux vols sur l’est du Schleswig-Holstein. Certainement à refaire, dans les mêmes conditions car je pense que tout s’est passé au mieux globalement pendant tout le vol. Quelques petits points d’amélioration peut-être : éviter de vouloir faire une direct base ou finale sans avoir vu le terrain, et demander explicitement au contrôleur si la zone suivante est bien autorisée, surtout quand celle-ci est proche d’un grand aéroport (Brussels).

Merci à Rainer et à Torben, que j’ai rejoins sur place, pour ce très beau weekend !