Premier vol en Allemagne vers Trier et objectifs 2017

Depuis le début de l’année, je suis allé uniquement à Deauville, mais j’ai pour objectif d’aller en Allemagne. Aujourd’hui, il fait beau, j’en profite pour détailler mes objectifs 2017 concernant les vols : je cible l’Allemagne. A plusieurs titres, ce sera la destination de l’année.

Tout d’abord, j’apprends l’Allemand depuis quelques mois, très sérieusement. Un petit résumé de ce texte est en Allemand en bas de la page. Même si cela reste encore approximatif, mon objectif à l’horizon 2-3 ans est de parler aussi bien Allemand que possible, en utilisant différents outils dont les cours particuliers à Orléans, les voyages vers Kiel, en Allemagne, avec cours particuliers intensifs sur une semaine, et les différentes navigations que je pourrai faire en avion me permettront d’acquérir aussi du vocabulaire aéronautique.

Ensuite, j’ai acheté un carnet de bons de réduction. Cela s’appelle Air Shampoo, le carnet coûte environ 70€ et permet d’atterrir gratuitement sur 80 aérodromes situés en Allemagne, Autriche et Danemark. La plupart sont en Allemagne, et accessibles avec mon avion, même si certains ont des pistes courtes et il faudra donc faire attention aux destinations. Bitburg fait, par exemple, partie de la liste. Ce carnet donne 3 atterrissages sans condition d’achat de carburant, sur chacun des aérodromes. Comme un atterrissage coûte environ 10€, c’est donc rentable au bout d’une dizaine. Reste maintenant à se lancer.

Malheureusement, certains aérodromes, dont Bitburg, sont fermés en hiver, mais ça donne quand même des idées pour des endroits où aller.

J’ai donc préparé, avec un autre pilote, une navigation pour le weekend du 11 février. L’objectif était d’aller à Colmar puis Aalen-Elchingen, puis de passer la nuit à Speyer avant de rentrer le dimanche en passant par Haguenau. Malheureusement, les prévisions météo n’étaient vraiment pas fiables, et le samedi, impossible de voler, le dimanche, j’ai simplement pu faire un petit vol l’après-midi en local.

Qu’à cela ne tienne, l’idée est restée et j’ai décallé à ce mercredi ma première navigation à l’étranger de l’année. L’objectif a changé un peu puisqu’il faut faire l’aller et le retour dans la journée en mangeant le midi sur place. La destination est Trier Föhre, un petit aérodrome à quelques kilomètres au nord de Trier en longeant la Moselle, à environ 2h de vol d’Orléans.

Avant de partir, il y a quelques formalité à faire, une partie douane, une partie plan de vol. Dès lundi, j’ai donc contacté l’aéroport du Loiret (Saint Denis de l’Hôtel) pour leur demander d’ouvrir l’aéroport au traffic international (ça se dit comme ça). Je leur ai transmis le formulaire qui est passé ensuite à la douane de Bourges pour qu’ils viennent pour 10h le mercredi matin nous inspecter. Le mercredi matin, on a donc vu 2 douaniers qui ont vérifié nos papiers et étaient étonnés que l’on n’ait pas de bagages. Je leur ai expliqué qu’on partait juste la journée, et qu’on mangeait sur place, qu’on n’avait donc pas besoin de bagages. Ca les a fait rire, et le soir, au retour, ils ne sont pas venus nous inspectés, ils ont pensés que ça n’était pas la peine.

Pour la partie plan de vol, j’ai tout fait avec ma tablette. J’ai juste mal lu ce que j’avais écrit, et je me suis retrouvé avec un plan de vol en heure GMT au lieu de l’heure locale. Guillaume, à la tour, m’a fait remarqué mon erreur, j’ai donc pu la corriger, et il n’y a pas eu de conséquence, sinon j’étais bon pour refaire les plans de vol. Heureusement que cela ne fait qu’une heure de décallage. En été, cela en ferait 2 et j’aurai alors moins de chance, il aurait fallut que je refasse le plan de vol.

On est donc arrivé vers 9h30, on a fait la douane comme prévu, et on est parti vers 10h d’Orléans pour un vol direct vers Trier en passant par le Luxembourg. C’est plus ou moins la même route que celle que j’ai prise les fois précédentes pour aller à Bitburg, Koblenz ou Lubeck. La navigation est très calme. Mis à part quelques zones à éviter ou un peu de radio à faire autour de Vatry et Reims, et un petit détour de 2 minutes qui nous a été demandé au Luxembourg, la navigation est simple et facile, au FL055.

  

L’arrivée sur Trier est aussi facile et agréable. A peine la frontière avec le Luxembourg passée, on arrive directement sur la ville de Trier derrière une coline et on voit tout de suite l’aérodrome, au loin, car c’est un des rares champs visibles depuis cet endroit. Je suis donc directement passer en radio avec le terrain. Quelques jours avant, j’avais appelé par téléphone, et la personne à qui j’ai parlée, qui est aussi l’agent AFIS, m’a dit, en Allemand, que la radio pouvait se faire en Anglais, que cela ne posait pas de problème. Je voulais quand même tester mon Allemand, j’ai donc fait le premier message en Allemand, et, malgré un petit apparte en Anglais pour quelques précisions, j’ai fait les messages en Allemand pour le tour de piste. Ca s’est globalement bien passé.

Le terrain est bien placé, agréable, et un peu fréquenté autour de midi avec un restaurant  directement à côté de la tour, comment d’ailleurs souvent en Allemagne.

Une fois déscendu de l’avion, on a voulu refueler. C’est là que ça s’est compliqué. On est monté à la tour pour demander comment ça se passait. D’abord c’est une pompe Total, mais les cartes Total françaises ne sont pas acceptées (contrairement, chez BP, aux cartes AirBP qui sont acceptées dans le monde entier). Donc il a fallu payer. Mais avant ça, l’agent AFIS, qui est une femme d’une cinquantaine d’année, a voulu m’expliquer en Allemand, comment faire marcher la pompe. Je lui ai dit que je comprenais pas grand chose, et j’ai rigolé un peu quand elle a insisté en disant que c’était pas compliqué.

On est descendu, et il y a même des pictogrammes, alors c’était assez simple … sauf que dans son explication, elle a insisté plusieurs fois sur une pédale qui se situe en bas de la pompe. Malheureusement, je n’ai pas vraiment compris à quoi ça servait. J’ai donc mis la pompe en route, je me suis servi, et ensuite j’ai arrêté la pompe. Du haut de la tour, elle est sorti et m’a dit plein de choses en Allemand, que je n’ai absolument pas compris, mais qui devait vouloir dire quelque chose du genre “mais vous êtes bêtes, il ne fallait pas éteindre la pompe, je vous ai expliqué à quoi servait la pédale …”.

En fait, il aurait fallu appuyer sur la pédale avant d’éteindre la pompe pour enrouler le tuyaux de la pompe. Malheureusement, comme j’ai éteint la pompe, il a fallu la rallumer, ce qui a nécessité qu’elle descende de la tour pour le faire car apparemment, ce n’était pas possible d’en haut.

En Allemagne, pour qu’un avion puisse atterrir, il faut qu’une personne se trouve au sol. Si l’agent AFIS descend pour m’aider à la pompe, elle doit s’équiper pour répondre aux pilotes qui sont en l’air. Elle est donc descendu avec sa radio portable pour nous aider.

Le prix de l’essence est quand même de 2.32€ le litre, alors qu’à Orléans, on est sur 1.95€ en ce moment, et même un peu moins, autour de 1.85€ dans les pompes Total en France.

Le séjour sur place a été rapide et pas très compliqué. On est allé mangé au restaurant à 20m de la tour, et comme on avait une heure de libre, j’ai demandé au restaurateur où on pouvait acheter un pack de bières pour ramener. On est allé dans le ville de Föhren et on a pu acheté 6 bières de Bitburg, la marque presque locale et très connue partout en Allemagne.

 

Pour le retour, c’était aussi très simple. Le trajet était un peu différent de l’aller (mais comme le retour de la fois où je suis allé à Bitburg) en longeant la Moselle jusqu’à la frontière française sans passer par le Luxembourg. L’aller avait pris 1h45, le retour était autour de 2h15, ce qui nous fit arriver à Orléans à l’heure pour la douane … qui finalement n’est pas venue.

[auf Deutsch]

Ich mag nach Deutschland fliegen. Dieses Jahr, will ich oft nach Deutschland fliegen. Ich habe ein Gutscheinbuch gekauft. Es gibt Gutscheinen in dieses Buch in Deutsches Flugplatz zu landen : 3 freie Landung pro Flugplatz in 80 Flugplatze.
Heute ist mein ersten Mal in Deutschland für dieses Jahr. Ich fliege nach Trier mit einem anderen Pilot. Das ist in Deutschland, in der Nähe von Luxembourg. Bevor wir los fliegen, müssen wir mit dem Zoll in Orleans treffen.
Danach, fliegen wir direkt nach Trier. Das dauert 1:45 Stunden nach Trier und 2:15 Stunden zurück. Das Wind hat nach Trier gefahren.
In Trier, gab es ein Problem mit tanken. Es war ein Pedal, aber ich habe nicht verstanden was macht es !
Wir haben in Trier gegessen und wir hatten ein bisschen Zeit um ein pack bier zu kaufen.
Wir sind um 15:00 Uhr nach Orleans geflogen. Wenn wir in Orleans gelanden, sind die Zoll nicht hier. Wir haben getankt und sind zuhause gefahren.
Das war ein schöner Tag ! Ich freue mich auf das nächsten Mal …