Rallye du Loiret 2014

Tous les ans, le CDAL (comité départemental) organise le Rallye du Loiret. Le but est de découvrir cette discipline et en même temps de profiter d’un moment convivial en découvrant une zone géographique dans ou autour du Loiret.

Cette année, cela s’est déroulé ce weekend, et le point de ralliement était fixé à Montargis pour 9h.

Equipe ACOL

On est donc parti ensemble d’Orléans, 4 avions qui allaient participer aux épreuves, avec des équipages de 2 à 3 personnes, et un avion d’organisation avec les organisateurs et photographes.

Départ du Rallye

Le F-GAON était composé d’un équipage de 2 pilotes, Jean, avec qui je volais pour la première fois, et moi. On a décollé de Saint Denis de l’Hôtel pour aller à Montargis. On a pu faire une petite nav on top, au-dessus des quelques stratus qui se trouvaient là, sous les 2000ft, et c’était très beau. On a fait l’aller à une vitesse de 138kt soit 256km/h, avec un bon vent derrière. On est arrivé à Montargis en 22 minutes, et on a rejoint les autres équipages pour un petit déjeuner et le début du briefing.

Envol du F-GAON

La première partie de l’épreuve s’est passée le matin, avec un questionnaire et des questions générales, parfois pièges, sur la connaissance générale de l’aviation avec des noms de pilotes, des questions sur les terrains du Loiret ou des questions de phraséologie (radio).

La deuxième partie consistait à préparer une nagivation, que nous allions faire l’après-midi. Pour préparer cette navigation, on nous fourni une liste de points avec, en l’occurrence des relèvements par rapport à un VOR fictif (un point donné, un cap et une distance pour trouver le point) et une brève description du point, généralement un château, une aire d’autoroute ou une grosse ferme.

Le but (en tous cas le mien) est de profiter de cette nav pour ne pas utiliser le GPS, mais pour bien se repérer par rapport à ce que l’on voit au sol. On prépare donc la nav en calculant un cap initial (Cap sans vent), un temps (ça aide si on se perd) et on marque bien tout ça sur la carte pour qu’en vol on puisse se repérer sur la carte.

Briefing

Jean a pris la carte et on a commencé à tout calculer. Jean s’est plongé dans les calculs et on a pu présenter à l’organisateur la nav telle qu’elle devait être faite. Jusque là, tout s’est bien passé, Jean était un peu stressé, mais vers 11h30, on avait fini la préparation et on était prêt à partir.

Le midi était très convivial, on s’est tous mélanger et j’ai pu discuter avec des jeunes de Montargis et l’équipage féminin d’Orléans. Comme c’est ma première participation en tant que pilote, je n’ai pas vraiment d’ambition, tout ce que voulais pour cette journée était de bien m’amuser et de ne pas arriver dernier.

Vers 13h30, on s’est préparé. Il fallait partir avec au moins 5 minutes entre les avions afin de conserver une bonne sécurité. Interdit de faire demi-tour en cas de problème, pour éviter de se retrouver nez-à-nez avec l’avion d’après. On a pris une dizaine de minutes pour se préparer dans l’avion et bien s’organiser, puis on est parti après F-GJZX, un DR-400 sur lequel j’ai fait mon instruction à Orléans, et qui est à Montargis en prêt actuellement. On a décollé, et là, ça s’est gâté.

Départ de la nav

Tout était bien prêt, mais je crois que mon co-pilote s’est perdu dans sa carte. On a commencé à prendre le bon cap vers le point de départ, puis il m’a dit que j’étais trop à gauche, qu’il fallait aller à droite, et tout ça le nez dans la carte, sans regarder dehors. Je l’ai un peu aider, calmement en l’écoutant, et on a pu retrouver le point de départ. Après, on est arrivé vers Château-Renard. Je devais passer au nord, ce que j’ai fait, mais comme la carte n’est pas totalement pareil que la réalité (c’est une carte, on est d’accord !), mon copilote s’est perdu … toujours le nez dans la carte, et on a pris une petite dizaine de kilomètres d’écart avec notre route, pour finir en vue du terrain de Joigny, fermé pour le weekend, que je lui ai gentilment pointé du doigt. On était d’accord sur le fait qu’on était pas sur le bon endroit et on a réussi à rattrapper ensuite le chemin. J’ai ensuite suivi la nav prévue (avec les caps, même si les caps étaient sans vent) au lieu de regarder la carte et dehors, ça a permit de se repérer plus facilement.

Voici le premier point que l’on a raté puisqu’on s’est perdu :

CP2 A

Quand on pilote dans ce genre de rallye, il y a quand même pas mal de choses à faire, car il faut piloter très bas, ce qui demande un peu plus de concentration, et on doit aussi piloter en cherchant des photos. Pour ce côté-là, on n’a pas été bon. Les photos ne sont pas forcément faciles à trouver, et en plus on avait déjà du mal à repérer notre position sur la carte, trouver des photos parfois délirantes comme un hangar en contruction pris en photo fin juillet, qui apparemment s’est construit entre temps, ou des photos d’arbres plantés dans un champs, avec l’ombre du soir ou du matin, pas forcément facile à trouver en pleine journée. Donc on a pu trouver seulement 4 des 16 photos proposées, les voici :

A3

A4

B4

B5

On a fait une pause à Pont sur Yonne, on a essayé d’aller dire bonjour au bar à côté de l’aéroclub, mais l’amabilité du couple qui nous a accueilli ne nous a pas vraiment enchanté. C’est un endroit à déconseiller. Sinon l’aérodrome en lui-même est bien, avec une piste en herbe assez longue.

On est ensuite rentrée en suivant notre navigation de retour, le stress était moins présent, on a pu se concentrer un peu plus sur la route à suivre et trouver quelques photos, je pense qu’on avait déjà fait des progrès par rapport au départ.

Comme on est arrivé en bas du classement, on va dire qu’on a fait ça juste pour s’amuser, mais c’est vrai, et je me suis bien amusé, en groupe avec des gens que je ne connaissais pas des clubs alentours, c’était une très bonne expérience. Même si on n’a pas réussi à atteindre notre objectif qui était initialement d’arriver avant-dernier, on est arrivé bon dernier.

Photo finale

J’espère pouvoir refaire cela dès l’année prochaine ou pourquoi pas le faire ponctuellement avec quelqu’un que ça intéresse car voler bas en regardant le paysage est une très bonne expérience et une autre manière de voler, que je fais rarement.